jeudi 29 mai
St Germain & Contes de Fées

L'homme en noir est La Barbe Bleue. La clé, interdite, est un symbole parfaitement identifié par Bettelheim dans sa célèbre "psychanalyse des contes de fées". Un grand classique pour amateurs de genre.
Saint Germain des Prés cesse un temps de nous conter fleurette avec ses vitrines de sacs à mains pour les remplacer par une fugitive interprétation de contes de fées .
St Germain désire donc renouer avec L'art. Il est un peu tard ... Une belle entreprise vouée d'avance à l'échec ? Elle sera donc noble. Alain Souchon le chantait bien dans sa Rive Gauche à Paris. Adieu mon pays - De musique et de poésie - des marchands malappris - Qui ailleurs ont déjà tout pris - viennent vendre leurs habits en librairie. Allusion non déguisée à l'ancienne librairie Le Divan, sise en lieu et place de la boutique Christian Dior place St Germain, une librairie ayant fermé parce que tout le monde achète ses livres à La Hune.Pendant trois semaines, quelques boutiques se revendiquant "proches des artistes" et même n'ayant pas peur des mots, se déclarants "mécènes" en échange d'une vitrine en location mouarf-ouarf ! participent donc à cette distraction occasionnelle tellement sympathique ! Ainsi que les deux établissements légendaires que sont Le Flore et Les Deux Magots. To make it short comme on dit, des artistes mettent en scène le sujet contes de fées comme ils l'aiment ... Ma préférence ?

Karen Knorr chez Arthus Bertrand. (place St Germain à côté de chez Louis Vuitton)

Fabrice Langlade, Place Furstenberg (à la base un décors de rêve !)

Sara Badr Schmidt à La Barclays (en face de La Hune)
Tous les renseignements de la manifestation Parcours St Germain sont ICI.
lundi 26 mai
La Madonnina

A mon humble avis c'est fini entre nous ...
Plus dure sera la chute ...
J'ai beaucoup aimé La Madonnina. Un restaurant italien au charme suranné découvert par pur hasard il y a quelques années. Depuis, l'eau coule toujours sous les ponts du canal St Martin - situé à deux pas - et de nouveaux restaurants ont enrichis les proches environs. Dont l'incontournable Maria Louisa dont je suis fan, situé à dix mètres de La Madonnina. Pour la petite histoire. La Madonnina a ouvert en premier, et fort du succès de l'adresse, due à la fraicheur de ses produits en provenance directe de Naples, une seconde adresse à été ouverte. Maria Louisa. Suivie de la très récente Briciola, rue Charlot. Si La Madonnina est une trattoria, elle ne fait par contre aucune Pizza. On y va donc pour de simples plats italiens, des entrées et bien entendu, des pastas. Je précise au passage que la direction de Maria Luisa et de La Bricciola n'est pas la même que La Madonnina. Mais ils ont en commun la provenance de leurs produits napolitains. Voilà.

Un demi mini-artichaut & trop de champignons dans mon antipasti ...
Décidant donc de renouer avec le passé, je réserve à La Madonnina. Que dire de ma déception face à cette adresse ? Même si le décors reste le même, joliment rétro, l'absence de créativité dans les assiettes m'a surprise. Les antipasti ? Points d'olives. Une trop grande présence de champignons sans intérêt, une présentation pas terrible... Aucun rapport avec celles de chez Maria Louisa ! Je passe sur le service, à la fois désarmant d'amabilité, mais aussi d'efficacité. Mon antipasti ? Une demi-heure d'attente. J'ai bien tenté de le réclamer, a quoi on me répond un "ça arrive !" Entre temps, je m'occupe en demandant à plusieurs reprises si je peux avoir la bouteille de vin ... Histoire de prendre un verre avant de manger mes couverts !! Enfin ! l'assiette fait son apparition, mais pas de chance ! Suite à une erreur de commande, je dois choisir: les plats sont prêts, je veux mon antipasti avec ? Non. Je veux mon antipasti avant. Non mais.
Surtout que je patiente depuis un temps assez long pour que les gens arrivés après moi en aient déjà terminé avec leur entrée !! La suite ? Mes escalopes de veaux sont trop épaisses. Chez Livio à Neuilly elles sont meilleures et puis les saltimboca se servent archi-fines ! Je passe sur l'accompagnement médiocre des pommes de terres ... Je commence a être de mauvaise humeur. Les gnocchi aux gambas me laissent perplexes. A partir de quelle quantité peut on ajouter le terme "AUX" à un plat ? j'ai envie de dire quatre. Parce que là, deux gambas sur les gnocchi, ça fait pauvre ... Même si les gnocchi sont très bons. Une fois de plus, je constate que la présentation des plats laisse à désirer. Non franchement, quelle déception ! Vu les prix pratiqués, je trouve que la blague est assez moyenne ... Chez Amici Mei, ils n'oseraient jamais ! L'impasse sera faite sur les desserts, au vu des panna cota tremblotants servis à la table d'à côté ... On a droit gentiment à un limoncello offert par la maison. Même si le service reste désarmant de gentillesse, quel dommage pour la cuisine ! L'addition arrive. Je la regarde bien. Histoire de ... Voir une nouvelle erreur. Un verre de vin, qui n'a jamais été commandé, mais qui m'avait pourtant été servi alors que j'attendais cette fameuse bouteille !! En sortant, je remarque la présence de Prune De Nuit, un bar situé juste à côté. Tiens tiens ... Prune, le café du canal, aurait-il ouvert une succursale de l'autre côté de l'eau ? Je m'en souviendrais pour la prochaine fois où je n'irais pas diner à La Madonnina ...

Pour le même prix je préfère ailleurs...
La Madonnina
10 rue Marie et Louise
Paris Xème.
vendredi 23 mai
James Gray - Two LOVERS
Lui & Sa femme choisie par les autres ...
James GRAY est un réalisateur particulièrement talentueux. J'ai même envie de dire qu'il est doué. Un talent inné. Impossible d'acquerir cette vision au hasard ... J'ai vu tous ses films plusieurs fois. Son univers est complexe, basé sur une dualité constante. Chacun de ses films possède pratiquement des séquences identiques. Toujours les mêmes. J'en suis arrivée a me demander si il n'y avait pas un décors commun ? - Pour les amateurs, le croisement des rues et l'immeuble en coin / à côté d'un terrain vague / mur de tôle / à l'approche de la planque dans WE OWN THE NIGHT / présents aussi dans THE YARDS - Question à laquelle je suis dans l'impossibilité d'apporter une réponse négative. Mon doute subsiste. Bref. Où est-ce que je veux en venir exactement ? A ceci.
James GRAY est en compétition officielle à Cannes avec son nouveau film, Two Lovers. La vraie bonne nouvelle, c'est qu'il n'a pas attendu sept ans avant de revenir à la réalisation. La mauvaise nouvelle ? Il a choisi Gwyneth Paltrow comme actrice ... L'histoire ? Toujours la même. Résumé succinctement ? Deux choix, une possibilité. Le bien et le mal, as usual.

La femme qu'il a décidé de se choisir pour lui.

En plus de la mise en scène, James Gray fait son cadre lui-même ... Comme quelqu'un que je connais bien d'ailleurs ... Que fait Joaquin Baca-Asay, le chef Opérateur ? Il prend un café.
Pour la remise des prix cannois à venir dimanche, il suffit de savoir que Sean Penn a décidé de mettre en avant les films politiques pour comprendre que Clint ne sera pas loin, que Angelina Jolie a des chances dans le film de ce même Clint, et que si vous vous amusez à comparer les répertoires personnels du jury, vous avez toutes les chances de tomber sur des noms en commun ... Le cinéma est une grande famille, mais est-ce la peine rester entre soi pour remettre les prix ? Bien entendu, aucun journaliste n'est assez fou pour dénoncer ces points communs, mais tout le monde les connais. C'est quand même énorme ...
Mon opinion sur son précédent film c'est par Ici.
jeudi 22 mai
Courage Fuyons. La foule

Un café dans un cadre calme et tranquille pour oublier la foule parisienne.
Avec les beaux jours, le désir de prendre Un Café en Terrasse à Paris, dans un lieu retiré et quasi désert, où l'absence de foule n'est plus un rêve mais une réalité, devient un véritable problème concret ... Voir même une presque impossibilité ! Un rêve en suspension. Pourtant, cet endroit existe. Son jardin est privé. Son décors, unique et historique. Mais diantre, où est-ce me direz-vous ? Je vais donc vous dévoiler cette adresse, si vous ne la connaissez pas déjà ...
Il s'agit de L' hôtel Salé, plus connu sous le nom du Musée Picasso. Pour accéder au jardin du musée, il faut tout d'abord visiter le musée. Il n'existe en effet pas d'autre entrée. Poussez donc la porte du musée, et lorsque que l'on vous réclamera votre ticket, déclarez votre désir de vous réhydrater au plus vite dans le jardin. Le sésame s'ouvre alors ... A vous, glaces et café, mini-cheesecake, avec vue imprenable sur la verdure, la facade historique de l'hôtel, mais surtout, le calme.
L'absence de foule. Le vrai luxe.
En sortant, allez donc jeter un coup d'oeil à la librairie du musée, et vous délecter des quatrièmes de couvertures sur Picasso. LU cette fois-ci: "Picasso méprisait les femmes. Elles le lui rendaient bien". Il y avait tout de même de quoi ...
Musée national Picasso
Hôtel Salé
5, rue de Thorigny
PARIS 3ème.
jeudi 15 mai
KELLY toi-Même !
Vous avez toujours rêvé d'un Kelly, mais malheureusement son prix affiché en boutique chez Hermès reste odieusement inabordable, Et donc affreusement désirable ! Vous hésitez encore à en acquérir un chez Didier Ludot ? A moindre frais certes, mais disons que ces frais restent tout de même relativement conséquents. Et encore celui que je préfère, c'est le modèle ultra basique en simple cuir noir. Le premier prix, quoi. Je ne bave même pas sur la version croco ! C'est dire la modestie de mon rêve pour ce qui était à l'origine un Dieu grec ... Sonnez tambours et trompettes puisque désormais, Hermès vous propose de réaliser votre sac kelly vous-même ! Oui ! Gratuitement ! Attention tout de même, pour zéro euro, ne vous attendez pas à une version sophistiquée, mais comptez plutôt pour une exclusivité en papier mâché. Un modèle que vous aurez plaisir à customiser vous-même ! Et n'ayez pas peur de rater votre premier exemplaire, puisque vous pouvez imprimer votre modèle Kelly à loisir ...
Vous découpez ...
Quelques exemples de réalisations aussi ludiques qu'éphémères ...
mardi 13 mai
La BRICIOLA

L'avantage avec cette photo, c'est que l'on peut lire la carte de chez soi en attendant d'y retourner ...
Dans ma quête sans fin de la Pizza Parfaite et Parisienne, citons l' adresse récemment ouverte par le charmant propriétaire de Maria-Louisa mon adresse de Pizza préférée sur Paris - avec Amici Mei qui se délocalise rue Charlot avec La Briciola. Nous décidons de nous y retrouver avec Chrisos, afin de tester cette célèbre galette de pain napolitaine, à l'origine simplement arrosée d'huile d'olive, et qui tel le sandwich du célèbre Lord Anglais du même nom, a été adapté à l'unanimité par la planète entière ...
La carte ? La même que chez Maria-Luisa, a deux pizze près. Mais le propriétaire nous assure qu'avec le temps, et l'installation de sa nouvelle adresse, les cartes vont se différencier. Avec la nostalgie Napolitaine qui est mienne, j'opte encore pour ma classique tomate-anchois-câpres. Simple. La simplicité étant plus difficile à atteindre que la complexité, elle déçoit souvent. Mais ce ne sera pas la cas. Bien qu'il me semble que chez Maria-Louisa, la pâte est plus croustillante et plus cuite - et j'aime la pâte qui craquelle légèrement.
En entrée, les antipasti sont excellent. Un peu comme l'assiette de charcuterie napolitaine (tous les ingrédients en proviennent) de chez Maria-Louisa, et sa mortelle mortadelle. Spécialement les olives vertes et fraiches que j'adore. Les pizzas se mangent en une bouchée. Elles ont légères. Le vin, un Montepulciano d'Abbruzzo, n'est pas mal non plus.

Une rouge-napolitaine et une blanche-Ruccola.
L'exploit du jour ? Pas de dessert ! C'est fou. J'ai encore du mal à le croire ... Il faut dire que je n'avais pas vu les gelati ! La prochaine fois, je tenterai celle au limoncello, une liqueur au citron dont j'ai abusé quelques fois chez un excellent italien du boulevard Magenta, Da Mimmo.

A l'intérieur. Les tables sont les mêmes que chez Maria Louisa.
La clientèle ? Plus jeune, incontestablement plus mode. Cosmopolite. Moderne. Plus détendue qu'au canal. Je recommande absolument. Tout comme Maria-Louisa. Et Amici Mei ... Mon trio la Pizza Parfaite et Parisienne. Chrisos m'a gentiment invitée. Merci !
La BRICIOLA,
A l'angle de la rue Charlot et de la rue de Normandie.
Paris IIIème.
samedi 10 mai
CHANEL A son IMAGE.
Mon parfum préféré change d'image et se débarrasse de la trop américaine Nicole Kidman pour la délicate frenchie Audrey Tautou. Le N°5 de Chanel respire enfin ! Il était temps de mettre un terme à l'insulte faites aux femmes françaises qui sont rappelons-le les plus jolies du monde qui se voyaient depuis trop longtemps évincées du fleuron symbolique et légendaire que représente cette charmante maison française. La plus jolie ambassadrice de ce numéro ayant été Carole Bouquet dans la publicité (re)mettant en scène une séquence du cultissime film Gilda, où Rita Hayworth et Glenn Ford s'y disputaient l'amour à la haine.
"I hate you so much I think i'm gona dye from it", aimaient-ils s'y envoyer entre autres amabilités ...
Audrey Tautou ne sera pas dirigée par Baz Lurhman, mais par son réalisateur préféré à elle aussi, Jean-Pierre Jeunet ... Une association étonnante pour la marque. Tant mieux.
jeudi 08 mai
PARIS. La fin et son début.

La libération de Paris, le 25 aout 1944.
Le 8 mai 1945, à 15h, les cloches de toutes les églises sonnent officiellement La Fin de la Guerre, tandis que le général de Gaulle en fait l'annonce radiophonique. Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés.
Le haut commandement militaire allemand signe à Reims la capitulation sans condition du Reich.

Le général Bedell-Smith signe l'acte de capitulation entouré de l'Amiral Burrough et du général Sousloparov.
Quelques six mois auparavant, Le 25 aout 1944, le général Leclerc et sa célèbre 2ème division entreprenait sa marche sur Paris. Une marche considérée par les américains comme une insubordination ! Mais soutenue par De Gaulle. La libération de Paris était en route.
En guise d'hommage à l'homme qui fut la France, comme le disait si justement Romain Gary, (re)écoutons quelques unes de ses déclarations.
lundi 05 mai
Une touche de WALLPAPER poétique.
Ce n'est pas du papier peint, ce sont des dessins pour les murs...
Le coup de foudre pour LOUISE BODY ne date pas d'aujourd'hui mais ma décision d'hier. Ayé. J'ai commandé. Quelle fébrilité ... Son univers bucolique, mélancolique et poétique m'a séduite. Son papier peint est plus une oeuvre d'artiste qu'un vague rouleau à dérouler. Il est tout de même réalisé en partie à la main. Ce qui explique par ailleurs son prix. C'est là où ça blesse. Ca fait un peu mal. 150e/pièce environ. Je ne sais encore vraiment où le poser. J'hésite. Le mien, c'est celui avec la cage et l'oiseau. La branche aux fleurs roses. Fond crème-ancien. L'épaisseur et le toucher du papier sont incroyables. J'ai passé ma commande mais je n'obtiendrais mon rouleau que dans trois semaines environ. On est loin de l'abondance au niveau de la disponibilité. Ne me demandez pas pourquoi j'ai cédé, à l'origine, j'en voulais un autre, plus graphique. Mais je suis sentimentale et j'ai choisi celui que j'ai aimé en premier. Un grand classique ...
Chez Louise Body c'est par Ici.
Attention, coup de foudre/coup de barre garanti.
Et dire que c'est juste pour coller sur un mur ou s'appuyer dessus ... Pfft.
samedi 03 mai
Pralines ROSES

Avant je craquais pour les robes en vitrine. Aujourd'hui ce sont les brioches ...
Un jour, j'ai entendu parler d'une Tarte aux Pralines Roses. Mais seulement entendu.
L'autre jour, alors que je m'étais télexportée en province pour le week-end, j'ai vu cette petite Brioche aux Pralines Roses. Elle était vraiment belle. Elle a aussi été très bonne. Et quand je la regarde en photo, j'ai envie de la manger. Mais le problème, c'est que je l'ai déjà fait ... Achetée dans une pâtisserie située dans la Loire estampillée meilleur ouvrier de France, pourquoi cette création pâtissière ne m'est-elle pas apparue auparavant ?
Serais-ce donc une nouvelle invention démoniaque ?
En plus, double choc, la brioche est fourrée de pralines. Vade retro satanas.













