dimanche 19 juillet
Ze Kitchen Galerie
Ze Kitchen Galerie. 4, rue des grands Augustins. Pablo Picasso avait son atelier au numéro 7, où il peignit son chef d'oeuvre, GUERNICA. Une rue bien inspirée.
Adepte des influences de saveurs thaïlandaises dans la cuisine française, j'étais curieuse de les retrouver, interprétées par William Ledeuil, Le Chef de ZE KITCHEN GALERIE. J'ai longtemps cru que "Ze Kitchen Galerie" s'écrivait "The Kitchen Gallery"... Et j' imaginais un univers autre, plus classique et convenu, en référence à l'écriture un peu trop sophistiquée. Mais non. Il y a véritablement un sens à l'orthographe. Le "Ze" dédramatise. Le "Kitchen" signifie la cuisine ouverte - au propre sur le restaurant comme au figuré sur le monde. Et la "Galerie" évoque les expositions qui habillent les murs du lieu. Et puis aussi, certainement, il faut y voir une référence au voisinage ultra prestigieux du numéro 7 de la rue, où Picasso avait son célèbre atelier. Un atelier dans lequel il peignit Guernica, une de ses plus grandes toiles, une huile en noir et blanc gigantesque dans laquelle il est pratiquement impossible de se repérer de face. GUERNICA est exposée à Madrid, lorsque je l'ai vue, j'ai été impressionnée par sa violence et je n'ai pas du tout reconnue la peinture que l'on représente habituellement. Comme pour Gauguin, les couleurs et les contrastes très violents de Picasso son absents des représentations et empêchent le vrai ressenti de la volonté du peintre.
Ravioli de Volaille & Crevettes - Galanga
La sobriété voulue de ZE KITCHEN GALERIE s'affiche
dès l'extérieur. Il semble que tout soit fait pour s'éloigner des
codes et des cadres établis. Aucune convention n'est respectée, et
c'est tout à fait ce qui me plait. On peut obtenir ce qu'il y a de
mieux en restant fidèle à ses convictions premières. Et c 'est certainement de cette manière que le guide
Michelin lui a attribué son premier macaron en 2008. Pas de nappe sur les tables. Un service parfait. C'est bien simple. Je ne trouve rien à redire, et ce dans aucun domaine. Etant relativement assez critique de nature, je n'en revient pas moi même... L'entrée, Ravioli de Volaille & Crevette, j'adore ! La pâte est tendre, elle résiste légèrement sous la fourchette, mais se révèle fondante. Sur la cuisson des crevettes, je m'incline C'est une histoire de seconde-près ... Je me renseigne sur une note qui émerge et que je connais bien. Le Galanga. Une racine beaucoup utilisée dans la cuisine en Inde et donc par mon père qui cuisine Indien tandis que moi je préfère cuisiner thaïlandais comme quoi chacun son truc.

Canard de Challans ni saignant ni trop cuit comme j'aime entre les deux -Et ses petits navets sauce griotte
Glace Chocolat Blanc Meringue Wasabi Crumble Fraise. Une tuerie Coconut.
Le meilleur était pour la fin. Glace Chocolat Blanc-Wasabi et sa meringue. Pas de grains de vanille dans cette glace, mais des mini-bulles d'air turbiné qui remontent en surface. Ce qu'il y a d'incroyable, c'est que l'association Chocolat blanc + Wasabi = ... Coconut ! Je doute, je me renseigne ... Mais non. Il n'y a pas de Coconut dans ce dessert. Je suis bien embêtée car je déteste le wasabi et là, l'occasion était idéale pour critiquer un peu ... Bon, j'avoue, j'ai tout de même une petite remarque. Mais qui n'a strictement rien à voir si je puis dire puisqu'il s'agit de l'éclairage. Les spots halogènes orientables devraient être interdits dans un tel endroit. Le faisceau lumineux est une chose horrible qui s'écrase toujours quelque part aux dépends d'un tiers. Je défie n'importe quel chef opérateur de ne pas se mettre à pleurer devant un tel carnage lumineux. Aux alentours de 22 heures, l'intensité des lumières baisse. C'est un détail non négligeable à savoir. Et dont je saurais me souvenir pour la prochaine fois ...
ZE KITCHEN GALERIE 4, rue des Grands augustins. Paris VIIème. Plus de renseignements par Ici.
dimanche 12 juillet
GIFT it To Me

Délicate & Minuscule, comme la petite Poucette de Hans Christian Andersen.
C'est dans un estival et bucolique bouquet de fleurs et menthe que j'ai découvert la mini pochette-surprise cadeau que
me destinaient mes amis ... Des amis qui me connaissent très bien,
puisque la simple vue de cette Délicate et Adorable Broche m'a plongée dans un véritable silence de réflexion ... J'ai toujours eu envie d'une broche, accessoire suranné et hors-mode, mais rien ne me plaisait jamais vraiment. Tandis que celle-ci me correspond tout à fait. Son mini-format et sa délicatesse me font immédiatement penser à La Petite Poucette, l'héroïne d'un des célèbres contes de Hans Christian Andersen, dans lequel une minuscule petite fille naissait dans une fleur et dormait sous une pétale de rose ... Un conte dont je raffolais enfant.
JUNCO est une créatrice japonaise qui réalise des pièces uniques, et dont je n'avais jamais entendu parler ... Jusqu'à ce jour. Comme quoi mais je le savais déjà j'ai des amies beaucoup mieux au fait de la mode que moi. JUNCO tient une mini-boutique à son nom au numéro 10, de la rue de Poitou, dans le 3ème arrondissement de Paris dans laquelle je me promets d'aller bientôt faire un tour et ne possède pas de site internet.
J'accroche la broche qui s'accroche à ma robe blanche et neuve et jamais portée. Au sujet de cette robe, j'ai un doute 1) Est-ce une robe pour porter en ville ? 2) Est-ce vraiment une robe ??
Quel panorama.
mercredi 08 juillet
SAMOTHRACE
ATHENA, déesse victorieuse, s' incarne depuis des siècles sous les traits invisibles de La Victoire de Samothrace, retrouvée
un jour sur l'île du même nom. Une figure qui s'expose aussi en bouchon de
radiateur à la fois décoratif et utilitaire sur les
célèbres voitures anglaises aux doubles initiales RR... ATHENA, donc, déesse de la mythologie grecque, représente autant la guerre que la sagesse, soit deux extrêmes. Elle est aussi la fille de Zeus, dont elle est la favorite. Et symbolise la victoire.
Arriver à un rendez-vous important avec 35 minutes de retard, par exemple un exemple choisi au hasard bien entendu ne vous permettra en aucun cas d'évoquer ATHENA ! Mais, curieusement, cette étrange tactique d'approche peut-être la clé de la réussite de votre échec ... Explications. Alors que j'étais occupée à ne rien faire ou presque, perdue dans des théories romanesques historiquement situées autour du 1er siècle avant Jésus Christ, j'ai réalisé que j'avais déjà ! 35 minutes de retard en arrivant à un rendez-vous important. Une situation amusante dans laquelle votre travail, comme votre fiabilité, sont agréablement mis en jeu pour quasi-rien !
Une fois sur place, le constat s'impose. Vous avez gagné ! Il n'y
a plus personne ! Votre rendez-vous hyper-professionnel avec un
super-professionnel de la profession s'écroule. Un an de travail étant en jeu, autant se féliciter d'une telle inconséquence ! Car à ce niveau là, ce serait indécent de se mettre à pleurer ... Mais au lieu de repartir dans l'immédiat en pleine conscience de mon échec, je décide de faire une pause tea-time... Il ne faudrait tout de même pas que je me sois déplacée pour rien ! Après 15 minutes de mutisme, prostrée devant un darjeeling froid et dans la contemplation d'une tarte aux fraises non entamée, soudain, tout s'éclaire. Je reprends espoir en me souvenant qu'il existe en ce monde des gens encore moins fiables que moi ! La victoire s'annonce ! Et effectivement ... Malgré tous les efforts que représentent l'art de se saborder soi-même, j'ai soudain vu arriver mon rendez-vous avec roulement de tambours 55 magnifiques minutes de retard ! Ce dont je ne cesse de me féliciter ... Alors qu'il déplorait le fait que je n'ai pas de téléphone portable se confondait en excuses, j'en ai profité pour engloutir toute ma tarte aux fraises, afin de fêter dignement et en toute discrétion cet évènement d'une très haute improbabilité ...
samedi 04 juillet
La recherche du TEMPS PERDU d'avance
To Be or not To Be etc. To die to sleep no more etc . John Everett Millais (1829-1896) Ophélia.
Les premiers jours du mois de juillet résonnent souvent d'un glas inéluctable. Si chez Hemingway, il sonne uniquement pour ceux qui veulent bien l'entendre, la réalité à laquelle j'aime tant échapper s'impose. En considérant les bougies d'un gâteau éventuel comme les flambeaux d'un cortège funèbre, j'avoue, mon anniversaire est un évènement qui a légèrement euphémisme tendance à me déprimer. Afin d' atténuer les interrogations métaphysiques qui m'assaillent en temps ordinaire elles ne sont pas glorieuses j' ai déjà fait une champagne-party la semaine dernière, siroté plein de mojitos-fraise et framboise l'autre jour, et, en quelque sorte, mis à exécution un nouveau concept assez personnel, le Before Hours, permettant d'anticiper les évènements avec sérénité.
Et maintenant on rigole tous ensemble avec Laurence Olivier, le seul & unique HAMLET.












