mardi 17 février
Variations sur thème de ROBES
BCBGMaxAzria fait du Vanessa Bruno pour les américaines...
New-York nous défile une idée de la mode de l'hiver prochain en Prêt-A-Porter. Mon faible pour la robe sous toutes les couture y trouve son compte avec la collection de BCBGMaxAzria. Chaque saison, cette collection me séduit par des modèles basiques et féminins. Aucun doute possible: c'est du Vanessa Bruno pour les américaines ! D'ailleurs, la panne de velours une de mes matières fétiches des trois modèles ci-dessus me fait penser à une robe de chez V.B en panne de velours mauve-rose en ma possession, et je confirme ici que cette matière n'est pas facile à porter du tout, c'est très habillé en journée, mais magnifique.
Féminin faux strict vraiment sexy : le suggéré flou qui contourne le corps.
Coup de coeur également pour cette série de robes à filature orange d'inspiration Madame Grès. Très jolis mouvements flottant sur le corps. Je n'en dirais pas autant des collants or épais de style maillot de nageuse Speedo mais pourquoi pas après tout ?
Basique de forme mais pas toujours de prix.
Mauve, rose, violet clair ou blanc: j'aime ces couleurs de temps qui s'accordent si bien avec mon teint jamais bronzé de la vie. Les formes de ces robes sont faciles. Leur prix, légèrement moins à (em)porter. BCBGMaxAzria a de jolis modèles, il fait un véritable carton aux USA, mais en France, la marque reste assez peu distribuée. La seule jolie boutique que je lui connaisse se situant à Bordeaux. A Paris, je n'aime pas du tout la localisation des boutiques ni ce qu'elles dégagent, un esprit trop femme et clinquant, un peu trop show-off avec une lumière blanche très crue et agressive à mon goût, qui ne correspond pas vraiment à l'esprit épuré des modèles.
jeudi 02 octobre
CACHAREL.
Cacharel, enfin reconnaissable. Je suis bien embêtée de dire que j'aime tout. Où est passé mon esprit critique ?!
CHOUETTE. CACHAREL comme j'aime reviens ! Il était temps. Mais, qu' on se le dise, Il n'y a pas de Liberty dans la collection été 2009 de CACHAREL par le duo Eley-Kishimoto. Explication. Pour les cinquante ans de la marque, CACHAREL a organisé un second défilé à la fin du premier. Après la collection été 2009 de Eley-Kishimoto, Jean Bousquet le créateur de Cacharel défile donc avec ses célèbres robes Liberty sorties tout droit des archives de la maison. Avouons qu'il peut y avoir confusion. Ce que j'aime dans cette collection de l'été 2009 ? TOUT. Cette petite blouse en crêpe de soie imprimée mimosa, par exemple, portée avec un pantalon blanc. Le tissu des oies sauvages dans un ciel nuageux. Les chaussures aux coloris flashy comme mes sandales jaunes de cet été. Les petites broches en plastiques colorées. Le mélange de couleurs improbables qui vont parfaitement bien ensembles ! Curiosité d'ordre pratique: mais combien vont couter ces pièces en magasin ?
J'ai envie de dire du mal et tout et tout mais non ... Je n'en pense que du bien, pftt ! ...

Flûte de zut ! Je veux ces trucs dans ma penderie-mince-quoi !!
Ces deux pièces aussi j'aime bien - moi qui suis moyen dans le criard, c'est marrant - quoique, j'ai un ensemble jaune à fleurs bleu-nuit que j'arbore parfois avec arrogance. Pas discret du tout ! J'ai réalisé ça le jour où une copine m'a dit qu'elle n'oserais jamais porter un imprimé truc pareil !! (en gros super ringardos ou hyper avant gardiste j'hésite encore).
L'instant nostalgie avec des robes des collections passées, toujours actuelles pour celles qui aiment.
Cacharel a été fondée en 1962 par le nîmois Jean Bousquet. Envie d'en savoir plus pour épater vos amis lors de dîner en ville ? Cacharel, c'est avant tout le nom d'un canard de camargue ... Le Cacharel. INFO + Cacharel fête aussi les 30 ans de ANAIS-ANAIS ... Cette délicieuse et romantique odeur adolescente.
mercredi 01 octobre
VERONIQUE LEROY. Eté 2009.
Spontanées, féminines, et amusantes. Des silhouettes avec de l' esprit !
A chaque saison j'avoue un faible pour les créations de VERONIQUE LEROY. Elle a le truc qui fait la différence, un détail, dans la sobriété. Un exemple terrible en images par Ici. Ne cherchez pas de pièce improbable, ou bien un pseudo-choc visuel pour faire parler de soi dans la presse. Parmi les collections de ce Prêt-A-Porter de l'été 2009, il y a des créateurs dont le message, ou ce qu'ils essayent de dire rien ? m'échappe complètement. La création PAP, je l'aime portable, donc ne cherchez pas par ici des complexités de coupes, je les évite. De fait, je sélectionne ce qui me plait. Et j'aime chez VERONIQUE LEROY cette allure mutine, sensuelle.
Qui est-elle ? Véronique Leroy est une créatrice Belge qui a lancé sa propre marque après avoir fait ses classes chez Azzedine Alaïa et Martine Sitbon.
mardi 30 septembre
CHRISTIAN DIOR.

Du Christian. Du Dior. Du Galliano. Pour tout de suite.
Chez CHRISTIAN DIOR, l'été prochain sera Africain. Sous sa chaleur implacable, nous serons toutes obligées de nous dévêtir. D'alléger notre silhouette, de la ceinturer, de raccourcir sans aucune autre forme de réflexion la longueur de nos robes et de nos jupes. Pour Christian Dior, John Gallianno annonce ENFIN la mort de la robe-floue. Il redessine les jolis contours du corps féminin. Des contours qui ne font hélas pas du tout bon ménage avec les cakes, cupcakes et shortcakes - des contours qui font penser au retour du sachet protéiné, je dis ça au hasard bien entendu. Corps de liane, couleurs de savane, sandales multi-lanières de Jane ... Tout est allusif au domaine de la jungle. La jungle urbaine bien entendu, la plus cruelle de toute. Pour avoir été perdue au milieu de la forêt Amazonienne dans un effroyable bruit de bêtes sauvages, d'humidité a faire frémir, et avec un jaguar en perdition dans les parages, je peux vous dire que désormais même le plus sournois des chauffeurs de taxi parisien n'a plus aucune emprise psychologique sur mon moral.
Emballez-moi immédiatement toute cette collection ! Je suis absolument prête à tout porter !
Les accessoires recèlent toute la portée africaine de la collection. Les talons des sandales se font statues. L'art premier est à nos pieds. John Galliano a parfaitement rendu le profil féminin des anciennes statuettes d'ivoire. C'est le moment d'aller réviser ses classiques au Musée Branly. Les colliers et bracelets s'habillent eux aussi des ces silhouettes de femmes africaines. Et surtout ... Les sacs se font rares ! L'accessoire devient discret, il est dans le talon de la chaussure plus que dans le porté du sac à main. C'est un peu la très bonne nouvelle de ce défilé.

Vous avez enfin la possibilité de devenir la nouvelle panthère de la jungle. Sans les grosses moustaches.

Une soirée au coin du feu de bois en votre honneur vous oblige un peu a sophistiquer votre tenue de brousse, tout en restant sauvage.

Des sandales d'amazone. Des bretelles d'aventurières. Les modèles du "vieux campeur" n'ont plus qu'à bien se tenir ! Désormais, la voyageuse-baroudeuse dispose d'une nouvelle boutique pour cet été.
lundi 29 septembre
NINA RICCI
Des robes féminines s'exposent sur des filles à l'allure rachitique.
Ne cherchez pas la femme. Elle n'est plus ici.
L' été 2009 défile à PARIS. Par nostalgie, soyons NINA RICCI. Pour de belles robes qui font rêver. Euh. Non en fait. La période est révolue. Le rêve ne fait plus du tout bon ménage avec cette marque, ils s'affichent tous les deux définitivement fâchés. Mannequins anémiques. D'une maigreur qui dérange. Mais quelques beaux modèles, tout de même. Pas vraiment mis en valeur. Pourquoi ces horribles collants-voile noirrasses ? Le message m'échappe. Comme le look d' Olivier Theyskens qui lors du final semble s' excuser de sa beauté par une allure laissant à désirer. Les robes de contes de fées de l'ère Gérard Pipart manquent à l'appel. Et pourtant, la période que l'on traverse a furieusement besoin d'évasion, et de beauté. Plus que tout. Et pourquoi le retour de la manche gigot ? Sur un perfecto blanc ? Ou sur n'importe quel autre vêtement d'ailleurs.

Détails de mes pièces préférées.
La transparence ou l'invisibilité ? Ou hésite sur la résonance de l'univers NINA RICCI qu'incarnent les mannequins. Les images sont choisies ici à l'exclusion de la plupart des modèles qui me font autant rêver que la perspective d'aller dénicher une pièce rare chez Guérisold à Barbès. Quoique. Cette dernière solution porte en elle un maigre espoir.
Le perfecto blanc-manches GIGOT une invention démoniaque. Le styliste de Nina Ricci, O.T, et celle qui n'incarne pas sa muse en plus on voit son collant sous sa robe c'est pas visuellement terrible-terrible.
vendredi 12 septembre
OSCAR de la RENTA. Couture.

New Look ? Moderne ? Vintage ? Oscar De La Renta.
La touche Haute Couture de la NEW-YORK Fashion Week, c'est lui. OSCAR De La RENTA. En débutant son parcours mode chez Cristóbal Balenciaga et Lanvin, en lançant une ligne chaussures et accessoires chez Christian Dior New-York, sans oublier sa ligne haute couture chez BALMAIN de 1993 à 2002, Oscar De la renta, même s'il est connu pour sa parfaite ligne de prêt-a-porter, reste indéfiniment un couturier exigeant. Il ne fait pas la mode. Dans l'esprit, il est typiquement américain. Comme la plupart de ses clientes. Qui préfèrent investir dans une jupe ou une robe, à la durée de vie indéterminée ... Classique intemporel, moderne et rigoriste. On aime ou pas. Il y a des adeptes, j'en suis. Aucun excentricité, ni désir d'inventer un style. Pour quoi faire ? On est remarquée en portant une de ses créations, oui, mais uniquement pour soi-même. Une légère nuance qui peut faire une différence.

Gaultier ? Valentino ? Lacroix ? Oscar de la Renta.
jeudi 11 septembre
HALSTON. Simplement.

La robe Halston brille en lieu et place des diamants que vous n'avez pas.
HALSTON. Une couleur. Une Coupe. Des robes très habillées à porter simplement. Un bijou semble inutile ou superflu. Roy Halston Frowick (1932-1990) a marqué l' Amérique des années 70's de ses créations longues et floues. Il est le précurseur de Calvin Klein, de Ralph Lauren, de Donna Karan. Le premier styliste made in USA a avoir marqué de son empreinte l'univers de la mode. Entré dans la légende par un chapeau porté par Jackie Kennedy, il va enthousiasmer toute une génération de femmes dont Elizabeth Taylor, qui vont porter aux nues ses longues robes, à la coupe parfaite. Son parfum, HALSTON, a connu un succès phénoménal, dans un flacon désigné par Elsa Peretti. La fin de l'histoire est triste. Renvoyé de sa propre société en 1984, Roy Halston Frowick ne peut plus ni dessiner, ni vendre des robes sous son propre nom. Alors qu'aujourd'hui on relance son style et son esprit, il est toujours bon de raffraichir la mémoire des fossoyeurs qui après l'avoir jeté comme un malpropre, lui déroulent un tapis rouge post-mortem.

Le bleu nuit s'impose encore mais ma préférence est pour la robe lila de gauche.
mardi 09 septembre
LELA ROSE. Ava GARDNERisation.

Ma préférence se porte directement vers la tenue bleue joliment cintrée et la robe blanche.
LELA ROSE, c'est un peu La Paul&Joe Américaine. Repérée depuis quelques saisons, je me souviens encore de ses magnifiques robes de l'été 2008, des robes jamais aperçues nulle part à Paris. Heureusement, j'ai envie de dire et non sans regret, car les tarifs sont assez élevés. en gros, 1,200€ la robe, quand même. C'est féminin sans être girly. Ce que je préfère chez elle, ce sont ses associations de couleurs, et puis aussi ses coupes près du corps, cintrées, légèrement étriquées juste comme il faut. La petite robe bustier du milieu est ravissante, mais je la trouve encore plus jolie portée par la créatrice elle-même, ceinturée et giletée de jaune tout en bas. Ma critique ? Un peu en dessous de sa collection précédente. Elle se tourne à mon gout vers le trop déjà vu chez les autres. Le flou, le large, la taille dissimulée. LELA ROSE s'illustre pourtant beaucoup mieux en se basant sur l'idée décalée de la femme des films et romans noirs américains. Comme Ava Gardner dans "Les tueurs", par exemple. Dont la longue robe bleue ci-dessous en reprend tous les codes.
Depuis plusieurs hivers, le bleu nuit semble l' emporter sur le reste. Nouveau noir ?

Ava Gardner dans "Les Tueurs".
Lela Rose en LELA ROSE se représente très bien elle-même.
mercredi 05 mars
JOHN GALLIANO. La caverne des 10001 nuits.

En apetizer de l'hiver, quelques tenues tout à fait portable pour celles qui n'ont pas froid aux yeux.
Quelques hommes enturbannés se reposent lascivement sur des tissus chamarrés or, tandis que des femmes auxquelles ils jettent de vagues regards défilent sans cesse sous leur yeux ... Provocatrices dans leurs plus beaux atours.
Qui sont-ils ? Un sultan à la recherche de sa favorite ? Un riche marchand à la recherche d'une nouvelle esclave ? Tout simplement John Galliano, qui recrée l'ambiance des mille et une nuits pour son défilé Prêt-A-Porter hiver 2008-2009... La caverne d'Ali Baba. L'art ottoman ? Non ! Le souk, qui regorge de trésors à qui sait les chercher. Et plus précisément les trouver, comme nous le démontre si bien John Galliano pour lui-même.
Le manteau multi-cape. Le sarouel-salopette. La robe toile d'araignée.

Des robes du soir à porter dans la caverne d'Ali et aussi à Paris.

Au centre, de l'attraction et du podium, deux spécimens musclés-viril (enfin il semblerait, vue de loin) avachis.
Et pendant ce temps là, les autres travaillent ... S'agitant autour.
samedi 01 mars
CHANEL. Magique Manège.
C'est sous la nef du grand palais que Chanel défile, nous révélant encore une créativité sans faille, allant même jusqu'à nous surprendre. L'hiver 2008-2009 ne laissera pas indifférent. Le Manège Enchanté et enchanteur incarne et représente à lui tout seul Les Incontournables de la maison. Des incontournables devenus indémodables, et pourtant absents de tout le défilé - c'est bien là où réside l'exercice de style en guise de défilé - des modèles comme des accessoires. Figés dans du ciment, La Ballerine Plate transformée en petite voiture de manège, Le Bracelet en fausses perles de mademoiselle Coco devenu un mini- tourniquet, Le sac matelassé en cheval de bois ?. Le Trèfle à quatre feuille. Le camélia.
Le musée Chanel s'incarne en s'immobilisant ...
... Pendant que les
modèles tout aussi indémodables de la saison prochaine défilent. Chaque
saison est réinventée par un karlito qui ne décline jamais.
Le monde enchanté qui nous est donné à voir n'est pas celui de Polux mais bel et bien celui de Chanel, nous attirant d'un oeil ludique vers un sujet très sérieux entre tous: La MODE !

Un petit tour et puis s'en vont ...
Face à l'absence complète de sac et bijoux Chanel dans le défilé du même nom, Le kayser de la mode déclare : " La base de Chanel est toujours très française, nous avons tous les symboles de Chanel: le camélia, les boutons, les perles, le sac à main, tout. Mais dans le défilé il n'y avait presque rien, juste un petit sac à main, parce que la mode doit évoluer. "
Le manège tourne, il avance comme le monde, mais Karl Lagerfeld peut seul décider d'en descendre.



















