mardi 22 décembre
Remarquables Parisiennes
Rien de nouveau sous le sapin. Au fil de l'histoire, les parisiennes font rêver. Et ce ravissant petit livre à la couverture d'odalisque, Paris and Her Remarkable Women, le confirme. Mais qui sont-elles ? Malheureusement, ce sont toujours plus ou moins les mêmes ... Malgré son charme, ses couleurs et la qualité de l'édition, ce petit livre passe en revue la grande autoroute de l'exportation féminine française. Coco Chanel, qui nous overdose depuis ses multi-incarnations en sa défaveur. Simone de Beauvoir, que je n'ai jamais supportée. Colette, dont je n'aime pas la prose. Marie Curie, qui m'indiffère. Camille Claudel, qui ne se débarrassera jamais de l'aura d'Adjani au mieux de sa forme. Sarah Bernard, dont la vie privée était pour le moins intrigante Sa mère tenait une maison close à Paris et elle est donc passée directement du bordel familial aux salut public. Une grande première. Georges Sand, dont je ne suis jamais venue à bout de l'ennuyeuse lecture de "La Mare au diable". Elisabeth Vigée Le brun, une grande portraitiste dont j'apprécie fortement la peinture comme ses toiles célèbres de Marie-Antoinette, et dont la lecture d'un livre ancien qui lui était consacré: "Favorite de la gloire" m'avait assez ravie. MAIS j'ai découvert grâce à ce livre l'existence d'une personnalité remarquable du moyen-âge dont je n'avais jamais entendu parler - et je me demande bien pourquoi ?! Christine de Pisan, reconnue comme la première intellectuelle française, et qui écrivit, entre autres "Cent ballades d'amant et de dame". Elle est, fait non négligeable, la première femme française a avoir vécu de ses écritures.
Paris and her Remarkable Women, de Lorraine Liscio, disponible chez Galignani, rue de Rivoli.
vendredi 04 décembre
Une Idée Cadeau en Esprit
The Romantic Egoists. Une édition en couverture molle disponible dans ma librairie préférée.
Désespérés, cyclothymiques et alcooliques. Zelda et Scott, mon incarnation du romantisme amoureux, se marraient vraiment bien !
jeudi 23 octobre
La BEAUTE du MONDE selon lui.

Entre mon lit et ma coiffeuse, le livre.
Miss Zen, il n'y a pas si longtemps - me demandait de dévoiler une lecture. Même si je parle ici souvent de tout et surtout aussi de n'importe quoi, je ne me dévoile pas très souvent. Je décide donc de faire une exception ! Avec pronostic Goncouresque à la clé. Et interview de l'auteur et propos (exclusifs) rapportés...
Michel Le Bris va probablement remporter Le prix Goncourt 2008. C'est ce que j'écrivais à Miss Zen avant que la deuxième sélection du Goncourt ne confirme mes instincts. Il serait mérité. En quelques lignes, il dépeint un univers de fiction. Il le réinvente. Il nous emporte comme Romain Gray avec ses Racines du ciel. Comme Jack London et son Martin Eden. Michel Le Bris est un écrivain voyageur, comme l'était Hemingway. Mais c'est avant tout un écrivain qui sait écrire. Il ne se contente pas de rapporter des états d'âmes. Il met la vie en scène. LA BEAUTE DU MONDE. J'en rêve. Parfois je m'imagine que l'on est plusieurs à l'attendre. La beauté n'est pas physique, c'est une erreur de le croire. La beauté ne se décrit pas et n'existe pas visuellement, car elle est un tout. Un ensemble. En conséquence de quoi elle est par nature indéfinissable. C'est un instant, un lieu, un environnement. Un idéal, un succédané. En réalité, la BEAUTE est en soi, autour de nous. On ne la cherche pas. C'est ELLE qui nous trouve.
On est bien d'accord, Robert Louis ...

En langage poétique, on appelle ça la MELANCOLIE.
Pour en revenir au livre, j'ai rencontré l'autre jour Michel Le Bris, qui comme beaucoup d'écrivains n'est pas forcement un orateur, mais sait divinement retranscrire ses inspirations. OSA. le personnage principal ? C'est l' Ava Gardner de MOGAMBO. La Katrine Hepburn d'African Queen. La Zelda de Fitzgerald. Martin ? C'est John Houston en tournage en Afrique. Le réalisateur délaissant son film au profit de la chasse, une aventure aussi étrange qu'absurde, et parfaitement incarnée par Clint Eastwood dans "Chasseur blanc, coeur noir" une de ses meilleures réalisations.
Lors de ma brève rencontre avec l'auteur, il déclare et je note:
"Je n'ai fait qu'écrire sur la splendeur inquiétante du monde. La puissance créatrice de l'imagination.
Ce livre n'est ni une biographie, ni un documentaire.
Osa a été construite dans sa singularité. Au travers de son époque. Elle recherche l'éblouissement qu'elle a perdu en Afrique."
Amusant, Michel Le Bris parle de Stiglietz, un photographe célèbre dont j'avais acquis les droits de reproduction d'une photographie précise, retrouvée après un sévère pistage de ma part au musée de Philadelphie, pour un film.
"C'est en nous qu'est la capacité de la beauté (...) . La beauté renvoie à la poésie. Le monde est peut-être un cauchemar, mais il nous appartient de découvrir cette beauté. Par la création artistique, la transcendance". Grâce à Emmerson, mon maitre !
Et pour clore l'entrevue, il cite son Osa imaginaire:
"Il y a toujours un mot qui manque".
Michel le bris est donc un spécialiste de la beauté. De celle qui s'incarne. Qui existe vraiment. Je ne pouvais décemment pas le laisser partir sans lui en demander sa définition ... Et voilà donc ce qu'il a eu la gentillesse de m'écrire, en me cochant tout de même le chapitre IX qui selon lui devrait répondre à ma demande.

J'ai habilement flouté mon véritable prénom. Mais le nombre de syllabes est identique à celui de Rosemary...
Miss Zen m'avait aussi proposé de montrer mon écriture, ce qui n'est un cadeau pour personne, dois-je l'avouer ...
Bavures sur mon Moleskine rouge. Sur mon clavier Mac & sur ce qui me sert de mon bureau peint en rose (eh si j'ai osé). Je vous rassure, il m'arrive de ne pas pouvoir me relire. Mais ce n'est pas grave, j'ai une mémoire imparable.

Ici c'est beaucoup plus clair. Normal, c'est un cahier A4 Muji, sur lequel je note mes inspirations et idées pour la fiction que j'écris pour la chaine des intellos. Là, j'ai clairement envie de pouvoir me relire ...
jeudi 18 septembre
CHANEL en IMAGES & Jacques Helleu.

Un impressionnant book-table. Luxueux.
Un joli cadeau & un très beau livre. Jacques Helleu & CHANEL. Un format à la hauteur de son contenu. Conséquent. C'est ce qu'on appelle communément un book-table, ou un livre d'art qui s'expose très distinctement sur la table basse du salon, à la disposition des invités parfois sans que son propriétaire ai pris la peine de le lire d'ailleurs, d'où l'expression consacrée. Jacques Helleu & CHANEL rejoindra mes simples et multiples étagères de livres, et ce pour une bonne raison : je n'ai pas de table basse. Après ces quelques considérations d'ordre pratique, passons maintenant au sujet. CHANEL, bien entendu. Et comment Jacques Helleu distilla son image avec de bonnes idées.
280 pages. 30x38 cm. 4,5 cm d'épaisseur. Aux Editions de La martinière. Un collector de 2005. 500 documents en image.

Jacques HELLEU parle de sa première référence artistique, HERGE, Tintin, et "Le temple du soleil".
Jacques Helleu est avant tout l'héritier de son grand-père, Paul Helleu, un peintre célèbre, et l'inspirateur du personnage de Elstir dans « La Recherche », de Marcel Proust. Pas moins que ça. Non, Jacques Helleu ne s'est pas fait tout seul. Il a légèrement été aidé par le destin... C'est le moins qu'on puisse dire. Une référence familiale dans la recherche est déjà une indication de raffinement extrême. Le père de Jacques Helleu, Jean, est devenu peintre à son tour décidément une affaire de famille, il travaillait avec la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel. Aujourd'hui, les deux frères Wertheimer dirigent toujours CHANEL. Historiquement, c'est l'unique marque de mode qui ne soit pas dans les mains d'un groupe. Et ceci explique beaucoup la liberté de création. Et donc, Jacques Helleu rencontra CHANEL par son père. Et rejoignit la maison à ses à dix-huit ans, en 1956. Un héritier, fils de famille, et à papa. Bien entendu cette présentation n'est pas comprise dans le livre de Jacques Helleu par lui même, avec une très jolie introduction de Laurence Bénaïm. Mais il est bon de savoir. La lutte ne fut pas rude, mais son talent était là. Pour résumer, Jacques Helleu est l'homme qui incarna le N°5 de CHANEL crée en 1921 dans le visage d'une femme, au travers d'une photo de Richard Avedon en 1966, qui disait en substance: Tomorrow's Women.

Jacques Helleu devait sans doute tenir son coup d'oeil de son père et de son grand-père, qui s'y connaissaient en tant que peintres connus et reconnus.
Une infime sélection de mes images préférées (elles ont nombreuses) du livre.
J'aime bien le maquillage de Catherine Deneuve. Pourquoi est-ce qu' aujourd'hui, tout maquillage de jour semble outrancier ? Vous en rencontrez beaucoup, vous, des filles vraiment maquillées ? Moi, Jamais.
La cage de Coco illustrée et réalisée par Pierre le Tan.
Ali MacGrawn en pleine affaire CHANEL & avant sa Love Story.
Elle était l'asistante de Diana Vreeland à Vogue ...

Betty Stockfield, héroïne Fitzgeraldienne...
& plein d'autres jolies filles et photos de famille de Jacques Helleu qui nous éloignent du quotidien ...
lundi 16 juin
The Rain Before It Falls.

Section NEW FICTION. Souple. De Lillo, Mc Carthy, Esther Freud. Eclatante réussite de la couverture du Coe !
WHSMITH. Rue de Rivoli. Passage obligé. Sur la route de Galignani. Mon coeur s'arrête devant le dernier Jonathan Coe. The Rain Before It Falls. Il faut savoir que je lis tous les Jonathan Coe depuis que m'a été révélé son Testament à l'Anglaise. Par curiosité. Pour savoir s'il va arriver à faire mieux. Evidement, j'échoue dans chaque lecture. Les derniers me sont tombés des mains. Bienvenue au Club, jamais terminé par exemple. C'est dire. Ma déception était plus forte que mon désir d'en finir. Mais là, la quatrième de couverture fait renaitre l'espoir. Jonathan Coe, enfin, si je puis dire, parce qu'à mon avis il en a marre mais bon, revient à son meilleur sujet. La mort. Oui, très réjouissant comme thème j'en conviens. Et plus particulièrement, la mort qui précipite ceux qui restent dans la consternation et le drame. Le sujet du Testament, donc. Imogene, une jeune aveugle entraperçue trente ans auparavant dans une fête de famille, va venir bouleverser le temps présent de Gill. Avant la page dix, on est déjà dans l'action. Jonathan Coe nous a ressorti ce que j'adore chez lui. Le témoignage posthume ! Rosamond morte dans la fleur de l'âge, a enregistré des cassettes audio sur un vieux magnétophone, à l'attention de la mystérieuse Imogene, demeurée introuvable pour l'instant. J'avoue sentir monter en moi des réminiscences du Testament ...

Allez zou, dans mon sac. Quel reportage sur le vif !
BONUS PLUS !
Amies modeuses, vous aurez remarqué mon désespoir et ma défaite devant les falbalas et chichis parisiens ces temps derniers. Je traverse le néant shoppesque. J'ai jetté mes cartons d'invit presse, je ne suis même pas allée chez Paul&Joe, une première depuis la naissance de cette marque. Bref, c'est la déchéance dans ma penderie. Mais je rassure les affolées: il me reste de quoi (largement) survivre. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas ne PAS vous montrer cet Album Ravissant pour petites filles ou pas sur Coco Chanel ! Qui vient fraichement d'arriver chez WHSMITH. La fille avait une pile dans ses bras, et attirée comme l'abeille par le miel, j'ai quémandé un exemplaire tout de suite avant qu'il ne se pose sur l'étagère !! Quelle exclusivité !
Different Like Coco, par Elisabeth Matthews. 20,40€ chez WHSmith.
vendredi 13 juin
Manuel de Survie dans les dîners en ville.
C' est imparable. Dès que je rentre chez Galignani, ma librairie préférée, je succombe à des ouvrages obscurs et éclairés. Des ovnis de l'édition, des micros-tirages pour amateurs. Le Manuel de Survie dans les Diners en Ville, de Sven Ortoli et Michel Eltchaninoff, n'a pas dérogé à la règle qui préside en ce lieu. Ce que l'on pourrait sobrement intituler "un léger décalage existentiel" m'a tout simplement ravie ! Situations réalistes et absurdes. Improbabilités des rencontres. Tout m'amuse. Il faut dire aussi que pas mal de choses me parlent ce qui n'est pas toujours à mon honneur. Gérer le fait d'arriver en retard à un diner chic, par exemple. Mais attention, pas de 5 minutes, non. Vous arrivez dans la salle à manger de vos hôtes après avoir traversé un appartement vide. Là, vous avez le plaisir de découvrir que tout le monde est déjà ! Que le temps passe vite ! à table. A table où il reste bien une place vide. La vôtre. A ce niveau là, on laisse tomber les excuses, il n'y en a pas. Mieux vaux choisir le silence, et sachez que tout le monde vous en saura gré et ce même d'avance ! Avec un culot désarmant, faites donc comme si de rien n'était, et installez vous tranquillement à table en vous faisant bien remarqué. A ce niveau là, ne cherchez pas à rester discret ou bien à faire profil bas, ce serait de très mauvais gout. Pour avoir testé cette méthode, je vous l'affirme: il n'y a que ça qui puisse vous sortir de cet affreux faux pas. Des frissons d'horreur me parcourent encore le corps rien qu'en y songeant... Un cas semblable, sobrement intitulée "Mon chien est situationniste" est évoquée dans ce subtil Manuel de Survie dans les Diners en Ville. Ce serait dommage de vous en priver.

Amateurs de dérision et d'humour noir exclusivement.
Un autre cas, qui ne manque pas d'intérêt, est celui de l'antipathie immédiate et réciproque ressentie à la simple vue d'un convive, malheureusement invité en même temps que vous à un diner. Que faire ? Eh bien j'aurai tendance à dire qu'il faut prendre parti de ses défauts comme disent les maquilleuses, et donc qu'une joute verbale s'impose d'elle-même, et ce dans les plus brefs délais ! Mais attention. Ce sport comporte des risques non-négligeables, dont le plus infamant est celui d'être exclu à jamais de votre cercle d'amis a ce niveau là, sachez que s'ils vous invitent, c'est sans doute qu'ils ne vous connaissent pas vraiment. Mais c'est en même temps pour ça que le sport est beau !

Rester soi-même.
Le plus beau des cadeaux pour vos hôtes, car comme tout le monde le sait, vous n'en êtes pas un.
Terriblement amusant. Précisons en plus qu'il est philosophique.
Manuel de Survie dans les Diners en Ville
de Sven Ortoli et Michel Eltchaninoff
14€ environ, au SEUIL.
Et bravo encore à l'éditeur !!
vendredi 28 mars
ROOM SERVICE. A la carte.
Sauf erreur de mémoire, je ne suis pas certaine du tout d'avoir entendu parler de ce livre lors de sa sortie en novembre dernier chez Actes Sud. Et pourtant ... ROOM SERVICE, de Yves Camdeborde et de Sebastien Lapaque, possède quelques arguments non négligeables en sa faveur. Par exemple ? La recette du club-Sandwich servi tel qu'au Ritz. Une commande classique de son résident Ernest Hemingway. Le club sandwich est à la fois simple et très complexe pour qui aime le commander. Un pain de mie grillé devenu mou sous une mayonnaise douteuse, une feuille de salade flasque, un bacon franchement pas crousti-fondant ... Le club sandwich se mérite. Mais surtout, il se trouve. Et dans ce domaine, ma recherche reste ouverte - j'ai entendu parler d'un bon club au bar du Raphaël ? Je signale sa présence au Fumoir, section bar, au Costes, mais ils ont changé la carte je crois ? Chez Ladurée rue royale , et je déplore la présence de mayonnaise industrielle (si !) dans celui de chez Angélina. Faisant moi-même la mayonnaise à la main, je ne peut tolérer une telle hérésie culinaire !! 
Il fût un temps où l'on pouvait visiter la chambre de Proust à l'oeil, et se voir y offrir une madeleine. Juste avant qu'une odieuse banque ne reprenne la boutique sur rue et décide de mettre un terme à ce délicieux mécénat littéraire, totalement dénué d'intérêt financier.
C'est donc au travers d'écrivains célèbres que les deux auteurs de ROOM SERVICE exposent après une introduction en règle quelques recettes inspirées ou bien exposées en littérature. La légendaire madeleine de Marcel Proust et galette de Charles Perrault, par exemple. Il est vrai que gastronomie et écriture s'accommodent fort bien entre elles. J'ai d'ailleurs en ma possession et ce depuis plusieurs années un livre de recettes de cuisine basé sur les contes: La cuisine des fées - éditions du chêne. Amateurs en matière de fourneaux, passez votre chemin , puisque les recettes de cet ouvrage sont aussi complexes que bonnes, un ouvrage fort bien documenté et magnifiquement illustré, que je recommande donc pour les nostalgiques des contes de fées et autres histoires citées en références ... La recette du gâteau de Peau d'Ane - complètement inventée- ne manque pas d'intérêt.
Les contes de fées sont encore très lisibles lorsque l'on a passé l'âge de les entendre. 
Les livres d'Hemingway n'ouvrent pas que la curiosité.

Dans un autre style, "La soupe de Kafka". On y découvre la recette du tiramisu de Marcel Proust et de l'agneau sauce à l'aneth de Raymond Chandler.
lundi 05 novembre
Le GONCOURT de Zelda

Zelda Fitzgerald, la véritable héroïne du Goncourt 2007.
Elle n'a pourtant jamais eu besoin de personne pour romancer sa vie.
Le prix Goncourt 2007 vient d'être attribué à Alabama Song de Gilles Leroy. L'outsider dont je vous parlait ICI. Zelda Fitzgerald, mon héroïne au quotidien voir l'album photo sur la colonne de gauche étant sans conteste une source d'inspiration inépuisable, c'est à se demander laquelle de ses deux personnalité - de l'auteur ou de son sujet - vient de remporter le prestigieux prix ? Scott Fitzgerald avait déjà lui même inspiré Hemingway dans le célèbre "Paris est une fête". Hemingway, qui rappelons-le, a vu ses premiers écrits publiés grâce à l'intervention de Scott Fitzgerald, le premier a avoir eu un faible pour sa prose ... Et qui fut bien mal remercié Ernest se sentant constamment redevable envers Scott a t-il tué son maitre ? puisque le portrait qu'il dressera de lui dans "Paris est une fête" est aussi cruel que terrible.

Ils se marraient bien tous les deux. & Oui ça fini mal.
Alabama Song retrace donc la vie de Zelda Zayre, une beauté issue d'une famille très aisée. Pour Scott Fitzgerald, fauché, impossible d'envisager un mariage. Mais le succès de son premier roman, la gloire et la fortune aidant, feront brusquement basculer leur destin.
Fitzgerald addict, j'apprécie assez peu la liberté de narration et d'interprétation dès plus subjective. A quoi bon insister sur la noirceur des personnages ? Pourquoi souligner leur chute de façon presque obscène ? La fiction inventive, ou comment s'approprier la vie des autres, me semble une bonne réponse au manque d'inspiration de l'auteur. Mais plus encore, j'avoue ne pas véritablement supporter la liberté prise avec Zelda. Pour la connaitre, lisez plutôt l'unique roman qu'elle a écrit, assez peu connu il est vrai: "Accordez-moi cette valse". Lisez-aussi tout Fitzgerald car il n'est pas un seul personnage féminin des écrits de Scott qui ne contienne toute la sombre complexité de sa femme ...

Zelda peintre, à ses heures perdues & malheureuses.
Ci-dessus "Hopital slope", 1946. Visible à la North Carolina Collection Gallery
"The Pantheon & Luxemburg Gardens", 1944 - Courtesy of Eleanor Lanahan
Zelda Fitzgerald, "Times Square", 1944 - Courtesy of Samuel J. Lanahan
Rigolo !
Envie de tester vos connaissances Fitzgéraldiennes ?
Répondez à un amusant petit quizz en cliquant LA.
ALABAMA SONG. Gilles Leroy
Prix GONCOURT 2007
Editions Mercure de France

10 euros. Le prix du rêve ?
& Rendons à Pierre ce qui appartient à Assouline ICI.
mardi 11 septembre
En liste pour le PRIX GONCOURT 2007

Les frères Goncourt. Inventeurs du prénom unique: Juledmond.
L'Académie Goncourt publie aujourd'hui la première liste des LIVRES et AUTEURS sélectionnés en vue de son prestigieux prix du même nom, qui sera décerné le 5 novembre prochain. Quinze romans sont en liste. Certains m'inspirent plus que d'autres ...
Olivier ADAM A l'abri de rien - Les éditions de l'Olivier.
J'ai un faible pour l'auteur Adam comme pour l'homme. Son style est là, tellement lisible ! Le lecteur habitué à l'auto-fiction et autres exercices "littéraires" de genre douteux peut tomber à la renverse assez rapidement ... Je lui conseille la lecture gratuite (pour commencer) de la première page de FALAISES, disponible en Folio chez tous les libraires.
INFO + Olivier Adam est ici sur MYSPACE !!
Pierre ASSOULINE Le portrait - Gallimard.
Je vais souvent sur son BLOG, un dès plus fréquentés du net. C'est là qu'il m'a révélé, après questionnement, avoir rasé ses moustaches sur injonctions de sa fille ... Mon premier scoop.
INFO + Une interview de Pierre Assouline sur son livre ? C'est là.
Philippe CLAUDEL Le rapport de Brodeck - Stock.
Philippe Claudel voit tous ses livres - ou presque - adaptés au cinéma. Je ne l'ai jamais lu, mais j'en ai déjà trop entendu.
Marie DARRIEUSSECQ Tom est mort, P.O.L
INFO + La polémique avec Camille Laurens fuse ! Celle-ci accuse Darrieussecq de plagiat. Pas moins. La cause ? En 1995, chez le même éditeur, POL, Camille Laurens avait publié "Philippe", un petit récit qui racontait la mort de son bébé. De toute façon, avec Darrieussecq, on est tranquille, "TOM est mort" est un aussi mal écrit que d'habitude !
Vincent DELECROIX La chaussure sur le toit, Gallimard.
ICI, un résumé s'impose: De chez lui, un type aperçoit une chaussure sur le toit d'en face. Absolument fascinant, non ?
Delphine De VIGAN No et moi, J.C. Lattès
Si vous avez déjà lu "Sans moi", de Marie Desplechin, passez votre chemin.
Michèle LESBRE Le canapé rouge, Sabine Wespieser.
Dans le transsibérien, une femme s'interroge sur un homme. A propos du transsibérien (et sans aucun rapport), un journaliste en quête de vérité demande un jour à Blaise Cendrars s'il a véritablement pris ce train dont il parle tant ? A quoi le grand poète lui répond: "qu'est-ce que ça peut te foutre, puisque je te l'ai fait prendre ?!"
Clara DUPONT-MONOD La passion selon Juette, Grasset
Juette se marie très tôt. Veuve à dix-huit ans, elle se rebelle contre toute autorité, ou presque ...
Yannick HAENEL Cercle, Gallimard.
Un matin, Jean Deichel décide de ne plus aller travailler. Décidez, vous aussi, de NE PAS faire quelque chose !! Par exemple ... décidez de ne pas aller voir "La question humaine" qui sort aujourd'hui au cinéma ! 2h15 de ténacité extrême. Le travail de montage est inexistant, la lumière, blafarde, et Mickael Lonsdale un grand acteur, mais je le savais déjà puisque je n'y suis allée que pour lui.
Gilles LEROY Alabama Song, Mercure de France
Comment parler en toute innocence de mon HEROINE préférée de la vraie vie ? J'ai nommé ZELDA FITZGERALD. Femme de mon écrivain lui aussi préféré, et auteur d'un livre unique: "Accordez-moi cette valse". Gilles Leroy se prends pour elle sur de nombreuses pages ... Pour ceux et celles qui en redemandent, allez donc faire un tour, ici côté gauche, sur mon album SCOTT & ZELDA ...
Amélie NOTHOMB Ni d'Eve ni d'Adam, Albin Michel
Je présente ici mes condoléances à la littérature française.
Olivier et Patrick POIVRE D'ARVOR J'ai tant rêvé de toi, Albin Michel
Que quelqu'un me dise de qui/ de quoi rêvent-ils ? Mais du prix Goncourt !!
Grégoire POLET Leurs vies éclatantes, Gallimard
La quatrième de couverture, rien que pour vous: Paris, une semaine de mai caniculaire. Du lundi au samedi, dans les alentours de l'église Saint-Sulpice, à l'occasion d'un mariage et d'un enterrement une vingtaine de personnages principaux vont se croiser, se heurter, s'aimer, se quitter ; certains verront des projets essentiels se réaliser, d'autres s'effondrer tout espoir... Le roman explore, dans un enchaînement de plans successifs, ces vies tressées avec une exceptionnelle virtuosité, formant la trame d'une réflexion à la fois jubilante et profonde sur l'amour et sur l'art. C'est dire si ça donne envie de se précipiter sur le bouquin !
Lydie SALVAYRE Portrait de l'écrivain en animal domestique, Seuil
L'éditeur nous le fait savoir... Tout oppose, a priori, l’écrivain et le businessman. L’un incarne (ou le croit) la soif d’absolu, le goût de l’inutile, l’esprit de révolte. L’autre, la brutalité affairiste, l’accumulation avide et le désir violent de dominer. Qu’advient-il lorsque l’un se met au service de l’autre ? Lorsque l’écrivain accepte d’écrire la biographie, forcément élogieuse, du businessman ? Quelles fascinations s’exercent ? Quelles complicités se lient ? De quelles abdications se paient-elles ? Jusqu’où et jusqu’à quand peut-on, sans se renier, se compromettre ?
Olivia ROSENTHA On n'est pas là pour disparaître, Verticales.
En fait, si ... Mais « Ce livre a pour but de m’accoutumer à l’idée que je pourrais être un jour ou l’autre atteinte par la maladie d'Alzheimer ou que, plus terrible encore, la personne avec qui je vis pourrait en être atteinte. Mais, en même temps que j’écris cette phrase, je me refuse à admettre une telle éventualité et mon esprit se révolte contre le travail que je suis en train d’entreprendre et qui consiste à imaginer le pire. » Hyper marrant. Pour optimistes de la vie - dont je m'exclue totalement.
Le prix Goncourt est attribué en 3 étapes. Celle d'aujourd'hui nous présente la première sélection complète de livres ayant retenus l'attention du jury. La deuxième sélection, une dizaine de titres environ, sera rendue publique le 11 septembre. Et la troisième, le 2 octobre. Enfin, la décision finale sera rendue le 5 novembre, où le prix Goncourt sera attribué chez Drouant. Le déjeuner se déroulera comme d'habitude au premier étage et si quelqu'un a déjà le menu, qu'il me le fasse passer merci.
jeudi 30 août
LA plus jolie LIBRAIRIE, & ma préférée
GALIGNANI. La plus belle librairie au monde ! Selon moi & pour plusieurs raisons que je vais tenter de vous expliquer ici en photos. Des photos prises exprès pour vous dans la journée. Mais laissons les images parler d'elles-mêmes ...

Un livre de photos absolument ravissant au contenu aussi beau que le contenant.
Ne cherchez pas la traduction en français. Elle n'existe pas.
Un ouvrage futile & peut-être indispensable ?
JACKIE, un grand classique du style.

JACKIE & sa soeur LEE esquissées en vacances.

Le grand classique DIOR. Edité chez V&A en format de poche.
Longtemps, je suis passée devant chez GALIGNANI sans trop oser en pousser la porte. Un peu comme devant une vitrine de haute couture. Et puis un beau jour ... J'ai franchis le pas. Il vaut la peine. Parquet ciré, multitude de livres d'arts aux sujets plus improbables les uns que les autres, ambiance ultra-feutrée, excellent rayon de voyages. Encore plus excellent rayon de littérature de poche. Galigliani est une librairie anglaise, mais vous pouvez aussi y acheter des livres français puisqu'ils disposent d'une sélection très complète. Vous entrez juste pour voir quelques minutes, et vous y restez facilement une bonne demi-heure. La foule est modérée, le silence respecté ... Une librairie comme un havre de paix, face au jardin des tuileries, et juste à côté du salon de thé Angélina et de leur célèbre Chocolat Africain.

Une partie du rayon consacré à la mode. Tout est beau.
A l'extérieur. GALIGNANI nous propose en vitrine une sélection ...
... Aussi diverse que variée ... Politics, biopics, history, fashion ... Et romans français.
GALIGNANI
224 Rue de Rivoli,
Paris 1er
M° Tuileries.















