lundi 17 août
Da Rosa
DA ROSA. Ce n'est pas un restaurant "Nous ne faisons pas de cuisine" mais une adresse. Une très bonne adresse, et en réalité une épicerie. Une épicerie qui dispose et propose d'excellents produits ... A l'intérieur de chez DA ROSA, une banquette et quelques places restreintes. A l'extérieur, une très jolie terrasse qui recueille tous mes suffrages. Avant d'étudier la carte, j'hésite entre un verre de Manzanilla - dont les mérites ont étés vantés il me semble dans "Dix heure et demi du soir en été" de Margueritte Duras - et une sangria. Pour des raisons qui m'échappent, j'avais oublié jusqu'à l'existence de cette boisson ? Je me lance. Ce sera une sangria ...
La sangria de chez DA ROSA est à la fraise. 6€
Une sangria légère et délicate, peu sucrée, dans laquelle je découvre avec surprise ... des fraises. Une belle et bonne idée qui renouvelle le genre de cette boisson. Le mojito-fraise dispose désormais d'un sérieux concurrent à mes yeux, et je le déclare immédiatement "out", trop vu/trop bu.

En tapas, des olives vertes fraiches et croquantes. 1,50€.
A la carte, des tapas sont proposés, qui existent en version "assiette", plus copieuses pour déjeuner ou diner. Quelques salades. Des pâtes. Du simple, du basique, de très bons produits. J'opte pour le club-sandwich au jambon Bellota.

Sur mon club DA ROSA, vous pouvez apprécier On The Top l'alternance des fines tranches de chorizo et de jambon bellota.
Le club DA ROSA, comme les assiettes de jambon et leur pain tout juste tiède, sont servis avec une salade de sucrines, assaisonnée exactement comme j'aime, c'est à dire légèrement. En dessert, quelques sucreries classiques sont proposées, mais je préfère opter pour la version glace de chez GROM. Enfin, je vais pouvoir me rendre compte par moi-même de ces glaces dont les journalistes culinaires ne cessent de dire du bien. Et je vais donc en dire ... du mal. Et ce, non sans un certain énervement. Les journalistes culinaires critiquent-ils ou informent-ils ? Et je vais en profiter pour répondre. Ils informent. Ils ne critiquent jamais, et la plupart du temps il est impossible de dire ce qu'ils pensent précisément des endroits dont ils parlent. Et donc je vais cesser de lire leurs avis et je reviendrai bientôt sur la chocolaterie Jacques Genin sur laquelle j'ai des précisions non négligeables a apporter ... Mais revenons-en au sujet. DA ROSA.

Le club-sandwich (le truc le plus difficile à manger proprement en société) DA ROSA est sans mayonnaise et ne dégouline pas. Avec sa salade de sucrines en accompagnement, juste craquante.
Glace noisette & Sorbet figue blanche 
Les glaces de chez GROM, dont la boutique se situe juste en face de chez DA ROSA, et qui y sont donc proposées à la carte Dont j'attends beaucoup. Noisette & figue banche. Crème glacée et sorbet. Rien d'extraordinaire, vraiment. J'ai aussi gouté chocolat et vanille et ça casse pas des briquettes. Les meilleures glaces italiennes se trouvent chez POZZETTO, 39, rue du roi de Sicile. Je recommande la chocolat-noisette a se damner.
DA ROSA est une adresse que j'ai vraiment beaucoup aimé. Et qui va désormais faire partie de mon top-favorites-places. C'est simple, très bon excellent choix de vins espagnols, portuguais et français. La terrasse est agréable et protégée, et le service est au niveau de la qualité des produits proposés. Pour prendre un verre de vin avec quelques tapas, je ne vois pas mieux... DA ROSA. 62, rue de Seine, Paris VIème. 01 40 51 00 09.
dimanche 19 juillet
Ze Kitchen Galerie
Ze Kitchen Galerie. 4, rue des grands Augustins. Pablo Picasso avait son atelier au numéro 7, où il peignit son chef d'oeuvre, GUERNICA. Une rue bien inspirée.
Adepte des influences de saveurs thaïlandaises dans la cuisine française, j'étais curieuse de les retrouver, interprétées par William Ledeuil, Le Chef de ZE KITCHEN GALERIE. J'ai longtemps cru que "Ze Kitchen Galerie" s'écrivait "The Kitchen Gallery"... Et j' imaginais un univers autre, plus classique et convenu, en référence à l'écriture un peu trop sophistiquée. Mais non. Il y a véritablement un sens à l'orthographe. Le "Ze" dédramatise. Le "Kitchen" signifie la cuisine ouverte - au propre sur le restaurant comme au figuré sur le monde. Et la "Galerie" évoque les expositions qui habillent les murs du lieu. Et puis aussi, certainement, il faut y voir une référence au voisinage ultra prestigieux du numéro 7 de la rue, où Picasso avait son célèbre atelier. Un atelier dans lequel il peignit Guernica, une de ses plus grandes toiles, une huile en noir et blanc gigantesque dans laquelle il est pratiquement impossible de se repérer de face. GUERNICA est exposée à Madrid, lorsque je l'ai vue, j'ai été impressionnée par sa violence et je n'ai pas du tout reconnue la peinture que l'on représente habituellement. Comme pour Gauguin, les couleurs et les contrastes très violents de Picasso son absents des représentations et empêchent le vrai ressenti de la volonté du peintre.
Ravioli de Volaille & Crevettes - Galanga
La sobriété voulue de ZE KITCHEN GALERIE s'affiche
dès l'extérieur. Il semble que tout soit fait pour s'éloigner des
codes et des cadres établis. Aucune convention n'est respectée, et
c'est tout à fait ce qui me plait. On peut obtenir ce qu'il y a de
mieux en restant fidèle à ses convictions premières. Et c 'est certainement de cette manière que le guide
Michelin lui a attribué son premier macaron en 2008. Pas de nappe sur les tables. Un service parfait. C'est bien simple. Je ne trouve rien à redire, et ce dans aucun domaine. Etant relativement assez critique de nature, je n'en revient pas moi même... L'entrée, Ravioli de Volaille & Crevette, j'adore ! La pâte est tendre, elle résiste légèrement sous la fourchette, mais se révèle fondante. Sur la cuisson des crevettes, je m'incline C'est une histoire de seconde-près ... Je me renseigne sur une note qui émerge et que je connais bien. Le Galanga. Une racine beaucoup utilisée dans la cuisine en Inde et donc par mon père qui cuisine Indien tandis que moi je préfère cuisiner thaïlandais comme quoi chacun son truc.

Canard de Challans ni saignant ni trop cuit comme j'aime entre les deux -Et ses petits navets sauce griotte
Glace Chocolat Blanc Meringue Wasabi Crumble Fraise. Une tuerie Coconut.
Le meilleur était pour la fin. Glace Chocolat Blanc-Wasabi et sa meringue. Pas de grains de vanille dans cette glace, mais des mini-bulles d'air turbiné qui remontent en surface. Ce qu'il y a d'incroyable, c'est que l'association Chocolat blanc + Wasabi = ... Coconut ! Je doute, je me renseigne ... Mais non. Il n'y a pas de Coconut dans ce dessert. Je suis bien embêtée car je déteste le wasabi et là, l'occasion était idéale pour critiquer un peu ... Bon, j'avoue, j'ai tout de même une petite remarque. Mais qui n'a strictement rien à voir si je puis dire puisqu'il s'agit de l'éclairage. Les spots halogènes orientables devraient être interdits dans un tel endroit. Le faisceau lumineux est une chose horrible qui s'écrase toujours quelque part aux dépends d'un tiers. Je défie n'importe quel chef opérateur de ne pas se mettre à pleurer devant un tel carnage lumineux. Aux alentours de 22 heures, l'intensité des lumières baisse. C'est un détail non négligeable à savoir. Et dont je saurais me souvenir pour la prochaine fois ...
ZE KITCHEN GALERIE 4, rue des Grands augustins. Paris VIIème. Plus de renseignements par Ici.
lundi 03 novembre
Le Verre Volé
Des câpres fraiches, du saucisson, du chorizo, des rillettes, du jambon, du fromages, un verre de vin rouge et vive la France.
PAS au REGIME. C'est dans cet esprit qu'il faut s'y rendre. Car Le Verre Volé fait dans le terroir, le bon produit de nos provinces. Ou la facilité déconcertante de la cuisine simple, qui propose des basiques. Le boudin, par exemple, j'adore. Un bon boudin à la compote de pomme maison, miam. Et facile à faire. 1kg de pommes dans la casserole, un fond d'eau, pas de sucre pour moi parce que je l'aime juste acide, et... trouver le bon boudin beaucoup + compliqué. Même si leur boudin-purée est très bon, je le préfère dans sa forme normale, en forme de ... boudin, donc. Car au Verre Volé, le boudin, ils le servent carré ! En terrine. Et là je dois dire que c'est très dérangeant pour une psychorigide du boudin comme moi. C'est parce qu'il éclate à la cuisson, me dit-on. Oui, et alors ? En entrée pour deux, l'assiette de charcuterie fait très bien l'affaire. En ce qui concerne l'andouillette, alors ça c'est un autre débat, car c'est absolument le genre de truc que je déteste, que je ne peux je crois même pas comprendre un truc de mec, quoi. En dessert je ne prendrai rien, parce que la charcuterie, le pain, la purée, ça va aller comme ça - si je ne veux pas devenir obèse. Les desserts ne sont pas maison, il y a du riz au lait de chez bordier, par exemple. Le Verre Volé, c'est aussi une très bonne cave à vin. A table, vous avez un droit de bouchon sur la bouteille qui est de sept ou huit euros, je ne me souviens plus très bien. Et les murs tapissés de bouteilles (ils n'aiment pas les bordeaux, il faut le savoir) ne vous donnent que l'embarras du choix. Très peu de place disponible (6 tables), c'est mieux de réserver. Le verre volé, c'est aussi une cave à vin rue Oberkampf, au coin du boulevard Richard-Lenoir.

Le boudin carré. Une invention perturbante. Comme la tarte aux pommes triangulaire, par exemple.

L'andouillette de Chrisos, ou un truc que je ne commanderais jamais.

Le Verre Volé,
67 rue de Lancry,
Paris Xème.
01 48 03 17 34
samedi 05 juillet
GAYA. L'autre Gagnaire.

Guillaume Delage, chef de son état, s'exprime avec ses mains.
GAYA, c'est le restaurant du monde marin de Pierre Gagnaire. Afin que personne ne s'y trompe, les mailles irrégulières d'un filet de pêche sont reproduites sur le bar, tandis que des miroirs en forme d'écailles de poisson réfléchissent une lumière floue contre les murs.
Carnivore de mon état, je me suis laissée tentée par le monde de la mer, laissant de côté ma propension à la sauvagerie. Ce soir, c'est poisson. GAYA n'est pas un petit Pierre Gagnaire. Même si celui-ci se défend haut et fort d'être un restaurant gastronomique, entendons-nous bien. C'est un restaurant gastronomique. Je ne sais pas si quelqu'un suis mon raisonnement ?

Petites distractions sélectives pour mon champagne rosé en deuil de coupe - au profit d'un grand verre.
Face au problème du choix, j'éprouve toujours certaines difficultés. Et ce en de multiples circonstances. J'hésite ici entre la chair de tourteau et les betteraves-couteaux-cheddar au Campari, une association originale. Comment trancher ? Le tourteau de Gaya étant réputé. Tant pis, puisqu'il faut choisir je me lance dans l'aventure originale ! Eh bien figurez-vous donc la surprise ... de me voir offrir mon tourteau tant désiré par la maison et ce "afin de ne pas avoir de regret". On pourrait dire qu'il flotte sur les eaux gagnairiennes comme un certain art de vivre la classe, quoi.

La chair de tourteau- gelée citron-anis est un délice très bien relevé.

Betteraves cheddar et couteaux, sauce Campari.
La mer de Gaya ne laisse pas à désirer. On peut parler d'excellence de produit, et aussi, de cuisson. Les langoustines sont croustillantes à l'extérieur et fondante dedans. Un véritable défi. La dernière fois que j'ai fait sauté des langoustines, je les ai massacrées - de trop cuites elles sont devenues fermes et caoutchouteuses.

Langoustines à la saveur défiant toute concurrence, gnocchis et filaments d'algues.
Le service exclusivement masculin et irréprochable se propose d'offrir du chèvre en dégustation. Mais j'ai repéré un dessert tout chocolat qui mérite sa place. Je décline aimablement pour me concentrer sur ma tarte moelleuse au chocolat fondant, sa gelée cacao et sa glace amande-chocolat blanc. En plus de manger avec une lenteur déconcertante, je trouve encore de la place pour engloutir ensuite des mini meringues accompagnant le café. Je me désespère...
Il se passe tout de même des choses étranges chez Gaya ... Mes voisins de table, par exemple (dont je n'arrive pas à identifier l'origine de leur anglais) ne se sont pas vu offrir leur tourteau - ni une dégustation fromagère - mais tout leur repas ( je les soupçonne fortement d'être sommeliers / critiques). A une autre table, je crois que c'est le chef pâtissier de la rue Balzac, mais je ne me prononce pas. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas beaucoup d' amateurs dans la salle. Il faut dire que la cuisine de Guillaume Delage - en photo ci-dessus- est éclairée.
Alors pour les prix bon puisqu'il faut en parler quoi que a un certain niveau c'est même plus la peine de s'y attarder mais c'est pas donné-donné et pour information c'est plus cher qu' à l'atelier de Joel Robuchon (Chrisos m'avait prévenue) mais on reste bien loin des tarifs démentiels de la rue Balzac où je ne suis jamais allée. En même temps ce que j'aime chez Gaya et l'atelier de J.R, c'est la modernité et l'absence totale de conventions classiques qui appesantissent l'ensemble. Dernier point: le vin. Bouteilles assez accessibles et possibilité de le prendre au verre. Ou en demi-carafe.
GAYA -
44 rue du Bac
Paris VII ème
mardi 13 mai
La BRICIOLA

L'avantage avec cette photo, c'est que l'on peut lire la carte de chez soi en attendant d'y retourner ...
Dans ma quête sans fin de la Pizza Parfaite et Parisienne, citons l' adresse récemment ouverte par le charmant propriétaire de Maria-Louisa mon adresse de Pizza préférée sur Paris - avec Amici Mei qui se délocalise rue Charlot avec La Briciola. Nous décidons de nous y retrouver avec Chrisos, afin de tester cette célèbre galette de pain napolitaine, à l'origine simplement arrosée d'huile d'olive, et qui tel le sandwich du célèbre Lord Anglais du même nom, a été adapté à l'unanimité par la planète entière ...
La carte ? La même que chez Maria-Luisa, a deux pizze près. Mais le propriétaire nous assure qu'avec le temps, et l'installation de sa nouvelle adresse, les cartes vont se différencier. Avec la nostalgie Napolitaine qui est mienne, j'opte encore pour ma classique tomate-anchois-câpres. Simple. La simplicité étant plus difficile à atteindre que la complexité, elle déçoit souvent. Mais ce ne sera pas la cas. Bien qu'il me semble que chez Maria-Louisa, la pâte est plus croustillante et plus cuite - et j'aime la pâte qui craquelle légèrement.
En entrée, les antipasti sont excellent. Un peu comme l'assiette de charcuterie napolitaine (tous les ingrédients en proviennent) de chez Maria-Louisa, et sa mortelle mortadelle. Spécialement les olives vertes et fraiches que j'adore. Les pizzas se mangent en une bouchée. Elles ont légères. Le vin, un Montepulciano d'Abbruzzo, n'est pas mal non plus.

Une rouge-napolitaine et une blanche-Ruccola.
L'exploit du jour ? Pas de dessert ! C'est fou. J'ai encore du mal à le croire ... Il faut dire que je n'avais pas vu les gelati ! La prochaine fois, je tenterai celle au limoncello, une liqueur au citron dont j'ai abusé quelques fois chez un excellent italien du boulevard Magenta, Da Mimmo.

A l'intérieur. Les tables sont les mêmes que chez Maria Louisa.
La clientèle ? Plus jeune, incontestablement plus mode. Cosmopolite. Moderne. Plus détendue qu'au canal. Je recommande absolument. Tout comme Maria-Louisa. Et Amici Mei ... Mon trio la Pizza Parfaite et Parisienne. Chrisos m'a gentiment invitée. Merci !
La BRICIOLA,
A l'angle de la rue Charlot et de la rue de Normandie.
Paris IIIème.
jeudi 08 novembre
Le PERRON. CANNOLI Story à l'Italienne.

Miam Des CANNOLIS. Une dès plus délicieuses pâtisseries siciliennes, & dessert préféré de
Lucky Luciano, caïd légendaire de son état.
De mon séjour napolitain, je garde un souvenir impérissable de babas, sfogliattelles et autres pâtisseries dès plus subtiles. Mais ces sucreries délicates nécessitent une préparation de dernière minute, alliée à une réalisation a-priori trop complexe puisqu' introuvables en dehors de l'Italie du sud ... Jusqu'au jour où l'on m'emmène diner au restaurant Le Perron, un italien de St Germain dès plus discret. Effectivement, il faut reconnaitre que la devanture est loin d'être attractive. Adeptes du design, passez votre chemin, puisqu'ici l'ambiance est assez rustique. Et c'est justement ce léger décalage à la limite du chalet suisse, ou bien du décors idéal et cosy des années 70, qui lui permet de ce concentrer sur la cuisine. Les fines Escalopes de Veau aux Artichauts & Les Spaghettis al Vongole étaient excellents. Je suis véritablement surprise. L'adresse est connue, pourtant. Mais vous n'en entendrez pas parler sur le fooding, non. Ce n'est pas à la mode. C'est hors-mode. Il n'y a pas de djeuns éclatant de rire en affichant un odieux contentement de soi, par exemple. C'est sans doute pourquoi vous pourrez y croiser Doris Lessing, qui déjeunait ici avant de recevoir son prix nobel. Ou alors plus curieusement Jean-Pierre Chevènement qui dinait derrière nous. Michel Onfray, hédoniste bien connu, semble y avoir lui aussi ses habitudes. Tout est donc ici dans l'assiette. Il faut dire qu'en apercevant le mot CANNOLI sur la liste des DOLCI, j'ai cru avoir un arrêt cardiaque. Méfiante, j'ai attendu de les voir. En les voyant j'avais très envie de les manger. En les mangeant je savais qu'ils étaient très bons. En les finissant j'ai avoué avoir été surprise & même émue de ma friandise. Le semi-freddo a eu moins de succès, mais la concurrence était totalement déloyale ...
Une fine pâte remplie de riccota parfumée aux fruits confits et subtilement saupoudrée de sucre impalpable ...
Les CANNOLIS, par ailleurs, sont au centre d'une de mes fictions préférées, j'ai nommé ...
La Trilogie du PARRAIN.
Explication en images ...

The Godfather, part III. Italie. Sicile. Opéra de Palerme.
Le rideau va se lever sur le règlement de compte final de la famille Corléone.

Dans la loge d'honneur de l'opéra de Palerme, Mickael Corléone à les yeux rivés sur son chanteur de fils, Tony, interprète principal de "Cavalleria rusticana", le sanglant drame de Mascagni ...

C'est avec générosité que Connie offre à Don Altobello, pour son anniversaire, une boite de Cannolis spécialement fabriqués dans un couvent à son attention par des nonnes ayant fait voeux de silence ...
Un silence auquel ce traitre aurait mieux fait de réfléchir quelque temps auparavant.

Don Altobello n'est certes plus très jeune, mais il n'est pas encore complètement fou. La méfiance lui dicte de faire gouter à Connie un peu de la délicieuse crème des CANNOLIS au cas où ...
Car ici la confiance règne en maitre, et ce dans toute la trilogie.

De sa loge, Connie ne regardera pas la scène de l'opéra, mais celle se jouant juste en face ...
Don Altobello se délectant de Cannolis. Des Cannolis empoisonnés tout spécialement à son attention.
Car ce soir, justice sera faite pour les Corléone. Même si elle se révèlera tout autre que celle prévue.

L'ignorance peut rendre heureux. La preuve flagrante avec Don Altobello dégustant ses délicieux cannolis -
"Mêmes empoisonnés ils sont bons !" pourrait être un odieux slogan ! Ensuite il meurt de sa belle mort cannolienne.

Le semi-freddo à demi-conquis.
Le PERRON
L'Italianissiomo de St Germain
Claudio Sammarone et Roberto Cadoni
6, rue Perronet
Paris VIIe
01-45-44-71-51.
35-50 €, Fermé le
dimanche.
jeudi 25 octobre
Le Comptoir du Relais Saint-Germain

Le Comptoir est petit mais son contenu me semble bon.
Le Comptoir du Relais. Quarante couverts et un service unique. Réservation indispensable en semaine et totalement inutile le Week-End où les premiers arrivés sont les premiers servis. Six mois de délais pour obtenir une table. En semaine, le menu est unique, exclusion faite du plat principal. Ce soir, par exemple, vous avez le choix entre de l'agneau des Pyrénées et le lièvre façon royale - pour le lièvre, comptez 15€ en plus. Par contre, si le Week-End ne requiert aucune réservation, sachez tout de même que vous n'aurez pas la même chose dans votre assiette ...
Pour être honnête, je n'ai jamais eu la moindre intention de réserver six mois à l'avance. Le "coup de fil à un ami" me semble une bonne alternative. Et puis, "le coup de fil à un ami qui passe un coup de fil à un ami". Et puis zut !! Je téléphone tout simplement à 17h45. "Est-ce qu'il vous reste une table pour deux disponible ce soir ?" Oui, quelle chance, un désistement ! Parfait. Rendez-vous pris avec un ami Rive-Gauche pour 21heures.

Des chips de Vitelottes me permettent de disposer quelques empreintes digitales bien distinctes sur mon verre d'apéritif ...

Mousseux d'oseilles, Melba royale de foie gras du Gers fumé
Un éventuel stop chez McDonald tout de suite en sortant de table est aussitôt envisagé par Mr Rive-Gauche. En tant que Rive-Droite, je valide les minis-portions trop minis, mais la réflexion me semble ailleurs... 1) On est pas venus pour se baffrer mais un peu quand même 2) Les origines Périgourdines rive-droite/rive-gauche ne peuvent absolument pas comprendre les miettes de foie-gras en accompagnement ...

Saint Jacques Bretonne, beurre d'algues***, salade de coeur de laitue au parmesan

Tournedos d'agneau des Pyrénées aux herbes****, purée de pomme rate, jus au pistou

Pâtes de coing pour accompagner ...

Le plateau de fromage affinés par la maison Boursault & sa confiture de cerises noires

Lait de vache cuit, coulis de kiwi, salade d'ananas Victoria et sorbet
La malédiction du dessert dont je suis frappée depuis un certain diner à l'hôtel Costes me poursuit ... 1) Je n'aime pas le kiwi, qui n'a aucun gout je trouve il est vert et décoratif, bon et alors ?! 2) J'aime encore moins l'ananas, sa saveur & sa consistance ... Un gros truc lourd au chocolat avec de la crème, voilà ce dont je rêve Ca va se terminer avec un africain chez Angélina tout ça mais j'avoue, les Saint Jacques enfin la demi St-Jacques sans son corail-oui j'aime le corail mais pourquoi en suis-je constamment privée ? et l'agneau étaient très biens, avec une cuisson parfaite. Même si on reste encore loin du niveau de l'atelier Robuchon.

Le kiwi c'est très joli mais c'est aussi dégueulasse - Mais on ne peut pas tout avoir comme me disait ma grand-mère qui étais fort sage
Très bon diner. Les couverts en argent sont appréciables. Le service, dès plus attentionné, est à la fois agréable et aimable. Mais tant pis je me lance, qui est avec moi ? je trouve la réputation de la cuisine un peu surfaite. Rien ne m'a renversée. Rien n'a été découvert ni re-créé. J'ose donc affirmer que les six mois d'attente n'en valent pas la peine, surtout lorsque l'on a comme moi réservé en fin de journée ...

Pour la peine, Mr Rive-Gauche m'offre & me dédicace son dernier livre paru chez Stock en écrivant des lignes à l'intérieur. C'est limite devenu une habitude, puisque j'ai déjà tous les autres ou presque, je viens de vérifier et zut il m'en manque un autant dire que je suis proche de la collection complète-multi-dédicacée, ou plus simplement du collector nominatif.
Le Comptoir Relais Saint Germain
Yves Camdeborde
9, carrefour de l'Odéon,
Paris VIème
01-43-29-12-05 / 01 44 27 07 50
environ 70€/pers
dimanche 14 octobre
Etude de TAPAS en mileu Parisien

Les caves St Gilles, situées dans ma première rue Parisienne ...
Une rue citée par Alexandre Dumas dans "La dame de Montsoreau", où celle-ci vivait.
Après Le FOGON, ou j'apprends que la gastronomie espagnole existe réellement, à l'exclusion de Feran Adria, le chef dont le monde entier parle - et le 15cent15 je continue avec Chrisos l'étude poussée du TAPAS en milieu parisien. Nous décidons donc de nous rendre aux Caves St Gilles, un classique ibérique.
Affichage alléchant ... Pour votre gouverne, sachez avant de vous y rendre que comme tout bon restaurant espagnol qui se respecte, l'arrosage en huile d'olive est non négligeable ... Amateurs de light, passez donc votre chemin - ou allez au Fogon.
Un joyeux petit bordel ambiant très espagnol.
Alors ça c'est terrible ...
Le jambon pata négra n'est pas mauvais non plus ... Par contre les pimientos del piquillos manquent terriblement de finesse.
Chrisos insiste pour les couteaux grillés, et il avait raison: c'est très bon.
Mis à part les pimientos, que je préfère fourrés au thon par exemple, les tapas sont vraiment bons. Je tiens à signaler en passant l'horreur absolue de leurs couverts, qui ne départiraient pas dans la pire des cantine ... Pour les verres, ils sont à l'identique. Ce n'est tout de même pas bien compliqué d'investir dans un minimum de vaisselle, une vaisselle qui fait entièrement partie du plaisir visuel d'un dîner ! Sans demander du Baccarat, on est en droit d'avoir au minimum du Ikéa , ou du Habitat ... J'ai bien aimé Les caves St Gilles dans l'ensemble, même si la sangria est bien en-dessous de celle du Fogon. Par contre, je vous déconseille absolument les desserts. Ce n'est pas leur truc. Décidément, après mon dîner au Costes, je semble être en proie à La Malédiction du Dessert ... La preuve pas plus tard qu'avant-hier, où je fais un détour pour aller m'offrir un cheese-cake ou carrot-cake où n'importe quel cake chez Rose Bakery, rue des Martyrs. Il n'y en avait plus !!! OUI ! Plus UN seul cake !!! En conclusion des caves, je dirais que c'est finalement assez cher ... Augmentez un peu votre budget, et allez au Fogon !
L'avis de Chrisos sur la question Caves St Gilles c'est ICI.
Les Caves St Gilles
4, rue St Gilles (angle rue des tournelles)
Paris IIIème
*
* *
Scéance de rattrapage d'étude de TAPAS ...
Le 15CENT15***
Attenant au SPOON d'Alain Ducasse -mon faible, Le 15CENT15 est un bar qui propose à la carte des tapas en accompagnement de ses cocktails. Rien à voir avec Les Caves St Gilles ... 
Pata negra, mini-club de saumon et gaspacho. Très bon !

Millefeuille de framboise et guimauve de chocolat. Miam.

Un cocktail de fille à la vanille pour faire passer le tout ...

Et un cocktail de garçon. L'avis du garçon alias Chrisos sur le 15CENT15 c'est par Là.
LE 15CENT15
Hotel Marignan,
12 rue de Marignan, même entrée que pour le Spoon
Paris VIIIème

A Madrid, j'ai un faible pour cet endroit, tapas ...
Et pause tea-time espagnolisante ... Café au lait con churros ... 900 calories.
samedi 06 octobre
Lumières Tamisées sur Le COSTES

C'est clair, c'est lumineux, c'est là.
L'absence de taxis et la présence d'une foule inhabituelle dépliant force plans dans les rues de Paris me ramène à la réalité. Ce soir, c'est la nuit blanche. Formidable. Où fuir ?
On me propose de prendre la direction du Costes pour y diner tardivement. Alors allons-y. Le problème des restaurants à la mode, c'est
que le décors l'emporte le plus souvent sur le contenu de l'assiette.
Mais le cadre est aussi un élément non négligeable pour un diner
agréable ...
Ne sonnez pas & entrez sans ouvrir la porte, on s'en charge très bien pour vous.
J'aime les Fauteuils en Velours Rouge dans lesquels on est très bien installés. Et pour la peine, je vais même prendre Le canapé 2 places. Une coupe de champagne et ça va mieux. En consultant la carte, je comprends rapidement qu'il ne va pas falloir me montrer trop exigeante au niveau de mon assiette. D'ailleurs, qui vient ici pour manger ? On regarde, on se regarde. Deux cents couverts tout de même, je trouve que c'est beaucoup, mais la disposition des lieux autour de la terrasse-patio confine l'ensemble dans une ambiance discrète et raffinée, assez intime, plutôt boudoir. Un très bon point ? Les lourds Rideaux en Velours Rouge, l'éclairage ultra-minimaliste et les bougies.

Ici, on milite pour la non-violence de l'éclairage. Parfait pour un teint de rose.
La carte, donc. Aucune créativité dans les plats. C'est du basique déguisé. On demande le hamburger mais pas de chance, ils viennent de changer la carte. Bon. Je me décide pour de l'espadon. Parce que l'espadon, c'est bon, et je le sais pour m'en être gavé sur l'île de la réunion, brochettes sur brochettes. Un régal. Mais qu'est-ce que j'espérais ? Un lit de persil recouvre mon poisson trop cuit. Sous les herbes, je découvre un espadon en deux morceau. On ne morcèle pas le poisson dans les restaurants dignes de ce nom. Très mauvais point, ça. Je serais mauvaise langue, je crierais à l'espadon congelé. Des haricots verts bien trop beurrés pour moi sont en accompagnement. Heureusement, le vin est très bon. Mais porte t-il bien son nom ? En voyant la charmante jeune femme qui s'occupe de nous, ouvrir la bouteille, je me renseigne. Est-ce qu'il y a un sommelier ? Non, ce n'est pas de chance, il est absent aujourd'hui ! Mais il peut être présent les autres soirs, si on le réclame absolument. Cet homme existe t-il ? J'ai comme un doute ...

Château Chasse-Spleen pas si sûr ...
Au vu de ce qu'il y a dans les assiettes, je trouve bien entendu les prix délirants. 46 euros la sole meunière par exemple. On vient pour être tranquille, c'est parfait. Mais est-ce qu'on pourrait tout de même avoir un contenu plus plausible ? Même si on est très peu à se soucier du problème.

Boiseries & peintures. Ambiance à la limite de la bibliothèque de Louis XIII.
Histoire de ... Je me renseigne sur les desserts " Millefeuille de framboises, coulant au chocolat, etc ..." Tous les basiques. Les propositions sont désolantes de déjà-vu. Et là, l'extraordinaire se produit alors ! Je décide de ne pas prendre de dessert. C'est complètement surréaliste et pourtant vrai et c'est au Costes que ça s'est passé.
vendredi 07 septembre
Le FOGON
45 quai des grands Augustins, paris VIème.
Depuis un moment, j'avais envie d'aller diner au Fogon. C'est désormais chose faite, et je voulais remercier Chrisos de m'avoir invitée. Les tapas ne sont pas ici servis à toutes les sauces, mais bel et biens sujets d'une sélection un peu plus sévère que de coutume. Pour la critique gastronomique de ce diner, elle est déjà très bien écrite par Chrisos. Pourquoi en rajouter ? Je me contenterai donc de parler de quelques plaisants menus détails ...

La vue d'en face. & Je réalise à l'instant que les très bons restaurants sont rarement très mal placés.
Une fois encore - après Amici Mei et Anahi - je constate que l' épouvantable réputation du Fogon est infondée. L'accueil est charmant, souriant. Je peux même choisir ma table ! J'hésite ... J'en profite alors pour sortir prendre quelques photos, et je confirme à mon retour le choix de la table. La fille me jette un vague regard perplexe, semblant ne pas trop comprendre mon mode de raisonnement ...

La table avec des verres à vin sans pieds ?

Le tapas se fait sobre. De l'autre côté de la seine, le célèbre 26, quai des orfèvres.

Jolie carte. On est tous mangé par quelqu'un.

Au Fogon, on commande toujours pour deux et il y en a pour trois.

Paella fondante à l'encre de seiche. Miam-Miam.
C'est fou, mais j'ai retrouvé mon sac Jamin Puech en cuir orange et tissu brodé dans un carton, où je l'avais planqué il y a plus d'un an pour cause de ras le bol visuel. Je l'avais adoré, ce sac ! Allez hop, je l'emmène au Fogon.
& C'était très bon !
Fogon
Gastronomie espagnole
45 quai des grands augustins,
Paris VIème














