mardi 13 mai
La BRICIOLA

L'avantage avec cette photo, c'est que l'on peut lire la carte de chez soi en attendant d'y retourner ...
Dans ma quête sans fin de la Pizza Parfaite et Parisienne, citons l' adresse récemment ouverte par le charmant propriétaire de Maria-Louisa mon adresse de Pizza préférée sur Paris - avec Amici Mei qui se délocalise rue Charlot avec La Briciola. Nous décidons de nous y retrouver avec Chrisos, afin de tester cette célèbre galette de pain napolitaine, à l'origine simplement arrosée d'huile d'olive, et qui tel le sandwich du célèbre Lord Anglais du même nom, a été adapté à l'unanimité par la planète entière ...
La carte ? La même que chez Maria-Luisa, a deux pizze près. Mais le propriétaire nous assure qu'avec le temps, et l'installation de sa nouvelle adresse, les cartes vont se différencier. Avec la nostalgie Napolitaine qui est mienne, j'opte encore pour ma classique tomate-anchois-câpres. Simple. La simplicité étant plus difficile à atteindre que la complexité, elle déçoit souvent. Mais ce ne sera pas la cas. Bien qu'il me semble que chez Maria-Louisa, la pâte est plus croustillante et plus cuite - et j'aime la pâte qui craquelle légèrement.
En entrée, les antipasti sont excellent. Un peu comme l'assiette de charcuterie napolitaine (tous les ingrédients en proviennent) de chez Maria-Louisa, et sa mortelle mortadelle. Spécialement les olives vertes et fraiches que j'adore. Les pizzas se mangent en une bouchée. Elles ont légères. Le vin, un Montepulciano d'Abbruzzo, n'est pas mal non plus.

Une rouge-napolitaine et une blanche-Ruccola.
L'exploit du jour ? Pas de dessert ! C'est fou. J'ai encore du mal à le croire ... Il faut dire que je n'avais pas vu les gelati ! La prochaine fois, je tenterai celle au limoncello, une liqueur au citron dont j'ai abusé quelques fois chez un excellent italien du boulevard Magenta, Da Mimmo.

A l'intérieur. Les tables sont les mêmes que chez Maria Louisa.
La clientèle ? Plus jeune, incontestablement plus mode. Cosmopolite. Moderne. Plus détendue qu'au canal. Je recommande absolument. Tout comme Maria-Louisa. Et Amici Mei ... Mon trio la Pizza Parfaite et Parisienne. Chrisos m'a gentiment invitée. Merci !
La BRICIOLA,
A l'angle de la rue Charlot et de la rue de Normandie.
Paris IIIème.
jeudi 08 novembre
Le PERRON. CANNOLI Story à l'Italienne.

Miam Des CANNOLIS. Une dès plus délicieuses pâtisseries siciliennes, & dessert préféré de
Lucky Luciano, caïd légendaire de son état.
De mon séjour napolitain, je garde un souvenir impérissable de babas, sfogliattelles et autres pâtisseries dès plus subtiles. Mais ces sucreries délicates nécessitent une préparation de dernière minute, alliée à une réalisation a-priori trop complexe puisqu' introuvables en dehors de l'Italie du sud ... Jusqu'au jour où l'on m'emmène diner au restaurant Le Perron, un italien de St Germain dès plus discret. Effectivement, il faut reconnaitre que la devanture est loin d'être attractive. Adeptes du design, passez votre chemin, puisqu'ici l'ambiance est assez rustique. Et c'est justement ce léger décalage à la limite du chalet suisse, ou bien du décors idéal et cosy des années 70, qui lui permet de ce concentrer sur la cuisine. Les fines Escalopes de Veau aux Artichauts & Les Spaghettis al Vongole étaient excellents. Je suis véritablement surprise. L'adresse est connue, pourtant. Mais vous n'en entendrez pas parler sur le fooding, non. Ce n'est pas à la mode. C'est hors-mode. Il n'y a pas de djeuns éclatant de rire en affichant un odieux contentement de soi, par exemple. C'est sans doute pourquoi vous pourrez y croiser Doris Lessing, qui déjeunait ici avant de recevoir son prix nobel. Ou alors plus curieusement Jean-Pierre Chevènement qui dinait derrière nous. Michel Onfray, hédoniste bien connu, semble y avoir lui aussi ses habitudes. Tout est donc ici dans l'assiette. Il faut dire qu'en apercevant le mot CANNOLI sur la liste des DOLCI, j'ai cru avoir un arrêt cardiaque. Méfiante, j'ai attendu de les voir. En les voyant j'avais très envie de les manger. En les mangeant je savais qu'ils étaient très bons. En les finissant j'ai avoué avoir été surprise & même émue de ma friandise. Le semi-freddo a eu moins de succès, mais la concurrence était totalement déloyale ...
Une fine pâte remplie de riccota parfumée aux fruits confits et subtilement saupoudrée de sucre impalpable ...
Les CANNOLIS, par ailleurs, sont au centre d'une de mes fictions préférées, j'ai nommé ...
La Trilogie du PARRAIN.
Explication en images ...

The Godfather, part III. Italie. Sicile. Opéra de Palerme.
Le rideau va se lever sur le règlement de compte final de la famille Corléone.

Dans la loge d'honneur de l'opéra de Palerme, Mickael Corléone à les yeux rivés sur son chanteur de fils, Tony, interprète principal de "Cavalleria rusticana", le sanglant drame de Mascagni ...

C'est avec générosité que Connie offre à Don Altobello, pour son anniversaire, une boite de Cannolis spécialement fabriqués dans un couvent à son attention par des nonnes ayant fait voeux de silence ...
Un silence auquel ce traitre aurait mieux fait de réfléchir quelque temps auparavant.

Don Altobello n'est certes plus très jeune, mais il n'est pas encore complètement fou. La méfiance lui dicte de faire gouter à Connie un peu de la délicieuse crème des CANNOLIS au cas où ...
Car ici la confiance règne en maitre, et ce dans toute la trilogie.

De sa loge, Connie ne regardera pas la scène de l'opéra, mais celle se jouant juste en face ...
Don Altobello se délectant de Cannolis. Des Cannolis empoisonnés tout spécialement à son attention.
Car ce soir, justice sera faite pour les Corléone. Même si elle se révèlera tout autre que celle prévue.

L'ignorance peut rendre heureux. La preuve flagrante avec Don Altobello dégustant ses délicieux cannolis -
"Mêmes empoisonnés ils sont bons !" pourrait être un odieux slogan ! Ensuite il meurt de sa belle mort cannolienne.

Le semi-freddo à demi-conquis.
Le PERRON
L'Italianissiomo de St Germain
Claudio Sammarone et Roberto Cadoni
6, rue Perronet
Paris VIIe
01-45-44-71-51.
35-50 €, Fermé le
dimanche.
jeudi 25 octobre
Le Comptoir du Relais Saint-Germain

Le Comptoir est petit mais son contenu me semble bon.
Le Comptoir du Relais. Quarante couverts et un service unique. Réservation indispensable en semaine et totalement inutile le Week-End où les premiers arrivés sont les premiers servis. Six mois de délais pour obtenir une table. En semaine, le menu est unique, exclusion faite du plat principal. Ce soir, par exemple, vous avez le choix entre de l'agneau des Pyrénées et le lièvre façon royale - pour le lièvre, comptez 15€ en plus. Par contre, si le Week-End ne requiert aucune réservation, sachez tout de même que vous n'aurez pas la même chose dans votre assiette ...
Pour être honnête, je n'ai jamais eu la moindre intention de réserver six mois à l'avance. Le "coup de fil à un ami" me semble une bonne alternative. Et puis, "le coup de fil à un ami qui passe un coup de fil à un ami". Et puis zut !! Je téléphone tout simplement à 17h45. "Est-ce qu'il vous reste une table pour deux disponible ce soir ?" Oui, quelle chance, un désistement ! Parfait. Rendez-vous pris avec un ami Rive-Gauche pour 21heures.

Des chips de Vitelottes me permettent de disposer quelques empreintes digitales bien distinctes sur mon verre d'apéritif ...

Mousseux d'oseilles, Melba royale de foie gras du Gers fumé
Un éventuel stop chez McDonald tout de suite en sortant de table est aussitôt envisagé par Mr Rive-Gauche. En tant que Rive-Droite, je valide les minis-portions trop minis, mais la réflexion me semble ailleurs... 1) On est pas venus pour se baffrer mais un peu quand même 2) Les origines Périgourdines rive-droite/rive-gauche ne peuvent absolument pas comprendre les miettes de foie-gras en accompagnement ...

Saint Jacques Bretonne, beurre d'algues***, salade de coeur de laitue au parmesan

Tournedos d'agneau des Pyrénées aux herbes****, purée de pomme rate, jus au pistou

Pâtes de coing pour accompagner ...

Le plateau de fromage affinés par la maison Boursault & sa confiture de cerises noires

Lait de vache cuit, coulis de kiwi, salade d'ananas Victoria et sorbet
La malédiction du dessert dont je suis frappée depuis un certain diner à l'hôtel Costes me poursuit ... 1) Je n'aime pas le kiwi, qui n'a aucun gout je trouve il est vert et décoratif, bon et alors ?! 2) J'aime encore moins l'ananas, sa saveur & sa consistance ... Un gros truc lourd au chocolat avec de la crème, voilà ce dont je rêve Ca va se terminer avec un africain chez Angélina tout ça mais j'avoue, les Saint Jacques enfin la demi St-Jacques sans son corail-oui j'aime le corail mais pourquoi en suis-je constamment privée ? et l'agneau étaient très biens, avec une cuisson parfaite. Même si on reste encore loin du niveau de l'atelier Robuchon.

Le kiwi c'est très joli mais c'est aussi dégueulasse - Mais on ne peut pas tout avoir comme me disait ma grand-mère qui étais fort sage
Très bon diner. Les couverts en argent sont appréciables. Le service, dès plus attentionné, est à la fois agréable et aimable. Mais tant pis je me lance, qui est avec moi ? je trouve la réputation de la cuisine un peu surfaite. Rien ne m'a renversée. Rien n'a été découvert ni re-créé. J'ose donc affirmer que les six mois d'attente n'en valent pas la peine, surtout lorsque l'on a comme moi réservé en fin de journée ...

Pour la peine, Mr Rive-Gauche m'offre & me dédicace son dernier livre paru chez Stock en écrivant des lignes à l'intérieur. C'est limite devenu une habitude, puisque j'ai déjà tous les autres ou presque, je viens de vérifier et zut il m'en manque un autant dire que je suis proche de la collection complète-multi-dédicacée, ou plus simplement du collector nominatif.
Le Comptoir Relais Saint Germain
Yves Camdeborde
9, carrefour de l'Odéon,
Paris VIème
01-43-29-12-05 / 01 44 27 07 50
environ 70€/pers
dimanche 14 octobre
Etude de TAPAS en mileu Parisien

Les caves St Gilles, situées dans ma première rue Parisienne ...
Une rue citée par Alexandre Dumas dans "La dame de Montsoreau", où celle-ci vivait.
Après Le FOGON, ou j'apprends que la gastronomie espagnole existe réellement, à l'exclusion de Feran Adria, le chef dont le monde entier parle - et le 15cent15 je continue avec Chrisos l'étude poussée du TAPAS en milieu parisien. Nous décidons donc de nous rendre aux Caves St Gilles, un classique ibérique.
Affichage alléchant ... Pour votre gouverne, sachez avant de vous y rendre que comme tout bon restaurant espagnol qui se respecte, l'arrosage en huile d'olive est non négligeable ... Amateurs de light, passez donc votre chemin - ou allez au Fogon.
Un joyeux petit bordel ambiant très espagnol.
Alors ça c'est terrible ...
Le jambon pata négra n'est pas mauvais non plus ... Par contre les pimientos del piquillos manquent terriblement de finesse.
Chrisos insiste pour les couteaux grillés, et il avait raison: c'est très bon.
Mis à part les pimientos, que je préfère fourrés au thon par exemple, les tapas sont vraiment bons. Je tiens à signaler en passant l'horreur absolue de leurs couverts, qui ne départiraient pas dans la pire des cantine ... Pour les verres, ils sont à l'identique. Ce n'est tout de même pas bien compliqué d'investir dans un minimum de vaisselle, une vaisselle qui fait entièrement partie du plaisir visuel d'un dîner ! Sans demander du Baccarat, on est en droit d'avoir au minimum du Ikéa , ou du Habitat ... J'ai bien aimé Les caves St Gilles dans l'ensemble, même si la sangria est bien en-dessous de celle du Fogon. Par contre, je vous déconseille absolument les desserts. Ce n'est pas leur truc. Décidément, après mon dîner au Costes, je semble être en proie à La Malédiction du Dessert ... La preuve pas plus tard qu'avant-hier, où je fais un détour pour aller m'offrir un cheese-cake ou carrot-cake où n'importe quel cake chez Rose Bakery, rue des Martyrs. Il n'y en avait plus !!! OUI ! Plus UN seul cake !!! En conclusion des caves, je dirais que c'est finalement assez cher ... Augmentez un peu votre budget, et allez au Fogon !
L'avis de Chrisos sur la question Caves St Gilles c'est ICI.
Les Caves St Gilles
4, rue St Gilles (angle rue des tournelles)
Paris IIIème
*
* *
Scéance de rattrapage d'étude de TAPAS ...
Le 15CENT15***
Attenant au SPOON d'Alain Ducasse -mon faible, Le 15CENT15 est un bar qui propose à la carte des tapas en accompagnement de ses cocktails. Rien à voir avec Les Caves St Gilles ... 
Pata negra, mini-club de saumon et gaspacho. Très bon !

Millefeuille de framboise et guimauve de chocolat. Miam.

Un cocktail de fille à la vanille pour faire passer le tout ...

Et un cocktail de garçon. L'avis du garçon alias Chrisos sur le 15CENT15 c'est par Là.
LE 15CENT15
Hotel Marignan,
12 rue de Marignan, même entrée que pour le Spoon
Paris VIIIème

A Madrid, j'ai un faible pour cet endroit, tapas ...
Et pause tea-time espagnolisante ... Café au lait con churros ... 900 calories.
samedi 06 octobre
Lumières Tamisées sur Le COSTES

C'est clair, c'est lumineux, c'est là.
L'absence de taxis et la présence d'une foule inhabituelle dépliant force plans dans les rues de Paris me ramène à la réalité. Ce soir, c'est la nuit blanche. Formidable. Où fuir ?
On me propose de prendre la direction du Costes pour y diner tardivement. Alors allons-y. Le problème des restaurants à la mode, c'est
que le décors l'emporte le plus souvent sur le contenu de l'assiette.
Mais le cadre est aussi un élément non négligeable pour un diner
agréable ...
Ne sonnez pas & entrez sans ouvrir la porte, on s'en charge très bien pour vous.
J'aime les Fauteuils en Velours Rouge dans lesquels on est très bien installés. Et pour la peine, je vais même prendre Le canapé 2 places. Une coupe de champagne et ça va mieux. En consultant la carte, je comprends rapidement qu'il ne va pas falloir me montrer trop exigeante au niveau de mon assiette. D'ailleurs, qui vient ici pour manger ? On regarde, on se regarde. Deux cents couverts tout de même, je trouve que c'est beaucoup, mais la disposition des lieux autour de la terrasse-patio confine l'ensemble dans une ambiance discrète et raffinée, assez intime, plutôt boudoir. Un très bon point ? Les lourds Rideaux en Velours Rouge, l'éclairage ultra-minimaliste et les bougies.

Ici, on milite pour la non-violence de l'éclairage. Parfait pour un teint de rose.
La carte, donc. Aucune créativité dans les plats. C'est du basique déguisé. On demande le hamburger mais pas de chance, ils viennent de changer la carte. Bon. Je me décide pour de l'espadon. Parce que l'espadon, c'est bon, et je le sais pour m'en être gavé sur l'île de la réunion, brochettes sur brochettes. Un régal. Mais qu'est-ce que j'espérais ? Un lit de persil recouvre mon poisson trop cuit. Sous les herbes, je découvre un espadon en deux morceau. On ne morcèle pas le poisson dans les restaurants dignes de ce nom. Très mauvais point, ça. Je serais mauvaise langue, je crierais à l'espadon congelé. Des haricots verts bien trop beurrés pour moi sont en accompagnement. Heureusement, le vin est très bon. Mais porte t-il bien son nom ? En voyant la charmante jeune femme qui s'occupe de nous, ouvrir la bouteille, je me renseigne. Est-ce qu'il y a un sommelier ? Non, ce n'est pas de chance, il est absent aujourd'hui ! Mais il peut être présent les autres soirs, si on le réclame absolument. Cet homme existe t-il ? J'ai comme un doute ...

Château Chasse-Spleen pas si sûr ...
Au vu de ce qu'il y a dans les assiettes, je trouve bien entendu les prix délirants. 46 euros la sole meunière par exemple. On vient pour être tranquille, c'est parfait. Mais est-ce qu'on pourrait tout de même avoir un contenu plus plausible ? Même si on est très peu à se soucier du problème.

Boiseries & peintures. Ambiance à la limite de la bibliothèque de Louis XIII.
Histoire de ... Je me renseigne sur les desserts " Millefeuille de framboises, coulant au chocolat, etc ..." Tous les basiques. Les propositions sont désolantes de déjà-vu. Et là, l'extraordinaire se produit alors ! Je décide de ne pas prendre de dessert. C'est complètement surréaliste et pourtant vrai et c'est au Costes que ça s'est passé.
vendredi 07 septembre
Le FOGON
45 quai des grands Augustins, paris VIème.
Depuis un moment, j'avais envie d'aller diner au Fogon. C'est désormais chose faite, et je voulais remercier Chrisos de m'avoir invitée. Les tapas ne sont pas ici servis à toutes les sauces, mais bel et biens sujets d'une sélection un peu plus sévère que de coutume. Pour la critique gastronomique de ce diner, elle est déjà très bien écrite par Chrisos. Pourquoi en rajouter ? Je me contenterai donc de parler de quelques plaisants menus détails ...

La vue d'en face. & Je réalise à l'instant que les très bons restaurants sont rarement très mal placés.
Une fois encore - après Amici Mei et Anahi - je constate que l' épouvantable réputation du Fogon est infondée. L'accueil est charmant, souriant. Je peux même choisir ma table ! J'hésite ... J'en profite alors pour sortir prendre quelques photos, et je confirme à mon retour le choix de la table. La fille me jette un vague regard perplexe, semblant ne pas trop comprendre mon mode de raisonnement ...

La table avec des verres à vin sans pieds ?

Le tapas se fait sobre. De l'autre côté de la seine, le célèbre 26, quai des orfèvres.

Jolie carte. On est tous mangé par quelqu'un.

Au Fogon, on commande toujours pour deux et il y en a pour trois.

Paella fondante à l'encre de seiche. Miam-Miam.
C'est fou, mais j'ai retrouvé mon sac Jamin Puech en cuir orange et tissu brodé dans un carton, où je l'avais planqué il y a plus d'un an pour cause de ras le bol visuel. Je l'avais adoré, ce sac ! Allez hop, je l'emmène au Fogon.
& C'était très bon !
Fogon
Gastronomie espagnole
45 quai des grands augustins,
Paris VIème
samedi 25 août
ITALIEN & New-Yorkais
Encore un restaurant italien ! C'est vrai, j'avoue mon faible pour leur cuisine, mais L'ALTRO, tout juste découvert - malgré un an et demi d'existence - me réserve une surprise: Le Coup de Foudre ! Allez -y les yeux fermés mais gardez-les biens ouverts ... La carte, l'assiette & le décors moderne - d'inspiration usine-transformée-en-loft-à-la-new-yorkaise - valent vraiment le détours. Rien à dire non plus sur l'accueil et le service. Damned. Aurais-je perdu tout sens critique ?! Ou suis-je simplement ravie de la simplicité légèrement travaillée de cet endroit, et son exploitation de bonnes idées ?

Salade de calamars-coriandre et ses crostinis.

Thon en croute d'olives noires, sauce tapenade et petits artichauts.
Des entrées. Des pâtes. Des plats. Des fromages. Des desserts - Pas de pizzas. La carte des vins, uniquement italiens, nous propose un assez vaste choix. C'est Byzance ! On peut aussi commander une demi-bouteille, ou bien plus sobrement un verre de vin, ce qui est toujours appréciable pour ceux qui ne boivent pas beaucoup.
Carrelage blanc aux murs & Design noir-épuré.

Le restaurant est aussi un duplex. Ici, l'étage & sa grande horloge murale.
Crème de citron et ses fruits rouges ayant subi une première attaque.
Le restaurant n'est pas très grand, mais la hauteur sous plafond & sa mezzanine imposent d'office une impression d'espace. A l'entrée, un joli bar en aluminium et ses luminaires d'ateliers d'artistes permettent de prendre un verre en patientant. Le cadre est vraiment agréable. Et la cuisine ne déçoit pas. Les calamars étaient délicieux, souples et tendres - aucune approche caoutchouteuse en bouche. Le thon, fondant et surprenant dans sa croute d'olives. La crème au citron, bien souple. Autant vous dire tout de suite que j'ai la ferme intention d'y retourner ! Les prix ? 8 euros un dessert, 18-20 euros un plat, et un peu moins pour les pâtes et les entrées (8-12 euros). L'ALTRO est situé en plein St Germain, un quartier dans lequel les filles se rendent plus souvent pour aller y lécher les vitrines que pour déjeuner ou dîner. Il faudra désormais réviser ses habitudes. Plus la peine d'aller se ruiner en salade au Flore - juste en face - ou au deux magots ...

Vue d'en haut sur le bas & sa cuisine ouverte.
L'ALTRO,
16 rue du Dragon,
Paris VIème
Info + L'ALTRO est lié aux restaurants italiens LEI et LES CAILLOUX.
jeudi 26 juillet
L'ECLAIREUR, bar&restaurant

A défaut d'être dans votre assiette, les idées sont dans le décors du créateur italien Fornasetti.
Où déjeuner à midi entre Madeleine et Concorde, quand on a envie d'un minimum de tranquillité et d'un peu d'espace ? AILLEURS serait la réponse la plus logique. Mais puisque je suis là, je tente L'ECLAIREUR. Cette enseigne bien inspirée en matière de mode - RUE HEROLD, il faut sonner avant d'entrer pour découvrir leur sélection masculine - manque pourtant cruellement d'éclairage et d'inspiration en ce qui concerne l'assiette.
Pas de quoi s'étouffer ... C'est très frais et craquant, mais sans aucun goût.
Le décors est beaucoup plus inspiré ...

"Notre Caesar". Là encore, tout est très frais mais sans goût véritable. Et c'est effectivement la leur, de Caesar's salad, puisqu'ils rajoutent (?) des tomates et de l'avocat. Suggestion: changer le nom de cette salade. Et le chef en cuisine.
Pour la tranquillité, L'ECLAIREURBar&Restaurant est effectivement une très bonne adresse à midi ! Pas un chat, ou presque. En terrasse, c'est plus vivant (enfin façon de parler ...). Après ma salade pantagruélique, je suis tentée par un dessert, mais le contenu de la carte me freine. Non. Un café. L'addition. Et puis, je réalise que la salade que j'ai mangée n'est pas celle commandée ... On me rassure aussitôt ! Si ma salade était très légère, celle que je convoitais était en réalité quasi-invisible (????) ... Mais invisible comment, puisque je l'ai vue sur la carte ! On a le droit de la commander ou pas ? Oui, mais elle est vraiment minuscule (en gros, je l'ai échappée belle !) ... Je demande à re-voir la carte. Là, l'aimabilité baisse d'un ton. Je constate de mes yeux vus l'erreur de la commande. Mais j'embête tout le monde avec mes questions, le regard devient même mauvais. L'heure d'aller voir ailleurs vient de sonner... EN CONCLUSION: Tranquillité assurée ? Tout à fait ! Joli décors ? Très joli ! Très bien pour prendre un verre. Sauf que je suis venue déjeuner. Deux salades et deux cafés pour deux = un peu plus de 30E. Mais les fauteuils sont extrêmement confortables. je pense qu'il ne faut pas plus en attendre. La pause est calme, elle fait du bien.
L 'ECLAIREUR, BAR & RESTAURANT
Galerie Royale
Rue Boissy d'Anglas
Paris VIIIème.
TEL 01 53 43 09 99
dimanche 15 juillet
ANAHI
ANAHI. Restaurant ARGENTIN. J'ai souvent entendu tout et n'importe quoi à propos de cette institution du IIIème arrondissement. Sa réputation, solidement établie, vante rarement les mérites et l'amabilité de son accueil, et pourtant ... Je téléphone pour réserver au dernier moment, et je tombe sur une femme charmante qui me rassure: aucun problème pour la table ! J'arrive, l'amabilité est au rendez-vous. C'est parfait, comme j'aime. & Mon avis ne se démentira pas tout au long du repas. Etrange, tout de même ... Je repense a mon expérience (récente) Amici Mei, un restaurant Italien que j'aime beaucoup, à la réputation épouvantable, (réputation construite par des critiques qui devraient changer de métier puisqu'ils ne parlent même pas de ce qu'il y a dans l'assiette ?! Je balance: le fooding-) et qui est en fait un établissement charmant ! N'étant pas particulièrement aimable de premier abord, et un peu distante j'avoue, peut-être est-ce là l'explication ? La piste est à suivre ...
ANAHI, c'est très bon. Une assiette de jambon pata negra pour trois, un guacamole avec des galettes maison ... Un vin argentin, bien entendu, quelques caïpirinas pour les amateurs, suivent les viandes et des saucisses (cuites à la braise), accompagnés d'une petite salade. En dessert, l'incontournable dulce de leche. La confiture de lait, servie ici avec un flan. Mince, j'aurai bien pris aussi les empanadas ... Ce sera pour la prochaine fois. En attendant, et à la fin de notre dîner, la maison nous offre une tournée générale ... Installé dans une ancienne charcuterie, ANAHI est un endroit plein de charme ... On m'avait parlé d'un façade ruinesque, à vous tomber dessus, c'est un peu vrai, mais j'ai un faible pour les vieilles maisons, les ruines, et les pierres qui tombent ... Autant dire que le décors me plaît. Les soeurs Carmina et Pilar tiennent leur établissement d'une main de maître. Charme & personnalité (adeptes du flambant neuf et du design a tout prix, passez votre chemin!) sont au rendez-vous. C'est délicieux, un peu cher, certes, mais c'est le prix de la différence .

La célèbre et légendaire façade de Anahi.

Une assiette de Jambon PATA NEGRA... Miiaam !
Guacamole & galettes maison

Une boisson rafraichissante qui est aussi très alcoolisée

La viande Argentine cuite sur des braises. Très tendre,
on n'en fait qu'une bouchée.
Dulce de leche sur son petit flan.
Le sourire & le charme au rendez-vous de la soirée ...
ANAHI
49 rue Volta
Paris IIIème
M° République
01 48 87 88 24
mercredi 11 juillet
Amici Mei d' Italie
Paolo Sotgiu, le grand manitou de AMICI MEI, le dit lui-même. " L'accueil, on ne sait pas faire. Les gens viennent ici pour les pizzas, les pâtes et la qualité des produits, pas pour l'accueil". Paolo ne prends pas non plus de réservations. Pour ma part, je m'en fiche ! Non seulement chez lui c'est délicieux, et effectivement les produits sont d'une qualité irréprochable, mais en plus j'adore leur non-réception. Zéro condescendance ni approche mielleuse du client à son arrivée. De toute façon, on attends. Il faut être patient. Si vous êtes pressés ou de mauvaise humeur, le mieux c'est de ne pas sortir de chez vous et de vous y faire livrer une horreur de Pizza à domicile. Ici, l'italie se mérite ! J'ai donné rendez-vous à mon amie Hélène. En patientant, je commande à Paolo the boss un verre de vin, il m'en recommande un qu'il me fait goûter, il est délicieux, et j'approuve. Je décide de tester alors pour de vrai son amabilité en le prenant en photo, avec son accord. Il dit "non" je dis "merci" et hop il prend la pose ! En plus, une table se libère ... On ne peut pas dire que l'attente fut longue ... 10 Minutes. Il est 21h30, on s'installe. 
Hélène l'affirme et je confirme: "Paolo est adorable !"

En premier plan Pizza blanche, roquette et parmesan. En arrière plan, la même, version tomatée. Un verre de vin pour moi et un cocacolaï pour Hélène.
On est tellement raisonnables qu'on ne prendra même pas de desserts !! Pourtant, je me souviens que leur tiramisu n'est pas mal du tout ... Ce sera pour la prochaine fois ! Un café, l'addition et hop. Bye bye, Hélène repart en pédalant, moi en marchant.
AMICI MEI
44, rue Saint Sabin,
Paris XIème












