jeudi 22 mai
Courage Fuyons. La foule

Un café dans un cadre calme et tranquille pour oublier la foule parisienne.
Avec les beaux jours, le désir de prendre Un Café en Terrasse à Paris, dans un lieu retiré et quasi désert, où l'absence de foule n'est plus un rêve mais une réalité, devient un véritable problème concret ... Voir même une presque impossibilité ! Un rêve en suspension. Pourtant, cet endroit existe. Son jardin est privé. Son décors, unique et historique. Mais diantre, où est-ce me direz-vous ? Je vais donc vous dévoiler cette adresse, si vous ne la connaissez pas déjà ...
Il s'agit de L' hôtel Salé, plus connu sous le nom du Musée Picasso. Pour accéder au jardin du musée, il faut tout d'abord visiter le musée. Il n'existe en effet pas d'autre entrée. Poussez donc la porte du musée, et lorsque que l'on vous réclamera votre ticket, déclarez votre désir de vous réhydrater au plus vite dans le jardin. Le sésame s'ouvre alors ... A vous, glaces et café, mini-cheesecake, avec vue imprenable sur la verdure, la facade historique de l'hôtel, mais surtout, le calme.
L'absence de foule. Le vrai luxe.
En sortant, allez donc jeter un coup d'oeil à la librairie du musée, et vous délecter des quatrièmes de couvertures sur Picasso. LU cette fois-ci: "Picasso méprisait les femmes. Elles le lui rendaient bien". Il y avait tout de même de quoi ...
Musée national Picasso
Hôtel Salé
5, rue de Thorigny
PARIS 3ème.
samedi 19 janvier
QUAI-QUAI. Des Orfèvres.

Entrée par celle de Place Dauphine, je ressortirai du Quai-Quai quai des orfèvres.
Le tout nouveau restaurant de Pascal Balland, Paul Boned et Julien Cohen, Le Quai-Quai, a récemment ouvert ses (deux) portes en pleine ile parisienne. Une ile de la cité aussi belle que peu fréquentée. C'est la sixième adresse des trois amis, puisqu'ils possèdent déjà Les Cailloux, le Lei, L'Altro (testé par mes soins ICI), le Bonpoint et Le 5 mars.
Désormais, il est donc possible de diner entre la plus belle place de Paris, La Place Dauphine a ne pas confondre avec la porte du même nom - véritable carte postale touristique, et accessoirement l'adresse d'un couple mythique, Simone Signoret et Yves Montand, et Le Quai des Orfèvres, adresse légendaire de la police parisienne où s'activent la brigade criminelle, la brigade des stupéfiants ainsi que la brigade de recherche et d'intervention. Tout un programme. Le restaurant dispose de deux entrées. La première, place Dauphine, où vous entrez en descendant quelques marches. Mais je lui préfère la principale, située Quai des orfèvres, qui dispose d'un joli bar attenant. Et ça tombe bien, puisque ma table est justement située de ce côté, avec vue sur le quai ! Deux tables seulement disposent de cette proximité.
La salle côté Quai et son bar. Reliée à la salle côté Place par un mini couloir. Le charme de cet ancien restaurant tout juste repris et redécoré par Muriel Bardinet fonctionne.

La vue sur le quai et la vue sur la carte.
La carte est un peu sommaire mais efficace. Même si les saveurs sont déjà présentes, on attends un peu plus d'originalité de ce néo-bistrot, comme des associations plus osées, ou une présentation plus forte je rêve d'un hachis parmentier revisité. Le point parfait ? Le Baba au Rhum et sa légèreté, miam, un vrai délice ! Les premiers pas du Quai-Quai sont prometteurs. Le lieu, atypique, et le service charmant que des garçons dans l'équipe comme en salle. La décoration me plait beaucoup. Elle est moderne, tout en gardant de ce très ancien restaurant certaines particularité ou associations, comme les poutres, ou bien une vieille porte patinée qui nous rappelle que nous nous trouvons dans un lieu à charge historique. Et c'est bien là tout le charme du Quai-Quai ...
Lieu jaune rôti, épinards frais (17€). Risotto cresson-oseille (14€).
Le Baba ! On m'en avait parlé. Il tient ses promesses !!
En sortant du Quai-Quai par les quais on peut profiter de la vue et du cadre d'exception.

Le charme du Quai-Quai, c'est aussi Pascal Balland et Paul Boned,
qui prennent ici la pose pour Chic&Style.
Le Quai-Quai
74 quai des Orfèvres,
Paris 1er.
01 46 33 69 75
mercredi 26 décembre
En Toute CONFIANCE

Elodie Navarre, Jean-Pierre Lorit, Barbara Schultz et Jean-Pierre Malo, photographiés sans flash par mes soins- bouh c'est mal c'est interdit !
La bonne idée de la pièce ? Son point de départ. Une jeune femme américaine a rompu avec ses origines pour épouser un archéologue anglais et vivre avec lui dans une campagne isolée, en y menant une vie dès plus sommaire.
La mauvaise idée ? Cette jeune femme a accepté - pour des raisons obscures et floues que nous ne connaîtrons jamais - de recevoir pour une nuit son ex, un peintre New-Yorkais archi côté et connu, de passage à Londres pour une rétrospective de ses oeuvres. Le mari et l'ex s'affrontent. Basique. Mais la vérité est plus sensible. La jeune femme qui a été très amoureuse, a été plaquée par ce peintre en devenir pour la simple raison qu'elle n'était pas juive. Malaise. Le peintre a épousé une femme de sa religion, qui s'apprête à donner naissance à leur premier enfant.
J'ai vu cette pièce il y a quelques semaines. Elle se joue jusqu'à fin mars.
Woody Allen a fait de ce sujet dès plus délicat le fer de lance de ses films, pleins d'humours et de dérision. C'est bien ce dont il manque ici ... Car je ne cacherais pas un certain mal à l'aise ressenti au passage clé de la pièce, celui du tableau en flash-back où le peintre exprime à la jeune femme, lors de leur première rencontre, que le fait qu'elle ne soit pas juive réduit à néant l'existence d'une quelconque histoire ou aventure entre eux - la faible interprétation masculine n'aidant pas, certes. Une histoire qui aura pourtant lieu. Cette jeune femme amoureuse se verra détruite par cette rupture, poussée par la suite pour une sinistre histoire de papier d'identités en règle à épouser son actuel mari pour rester en Angleterre. Barbara Schultz est formidable, elle a une vraie présence scénique et j'aime son énergie. Elle est vraiment en scène et en phase avec son personnage.
Le problème ? En voyant débarquer sur scène Jean-Pierre Lorit, dans une tenue en complet décalage avec son rôle - dont même le modèle de sac de voyage en cuir pour la nuit n'est pas crédible ! Je ne parle pas de sa veste et de ses chaussures !!! on prend vite conscience du problème de la distribution des rôles ... Jean-Pierre Lorit est un acteur de cinéma. Il n'a malheureusement aucun relief, les trois dimensions que requiers la scène lui sont étrangères. Sa voix ne porte pas, le ton est monocorde, les sentiments horizontaux. Comment croire que ce type, celui qu'il incarne, est un peintre inspiré à controverse ?!! Un homme déclenchant des passions ? L'ennui, tout au plus. Un vrp, à la limite. Et c'est d'ailleurs ce qu'on est tenté de croire à la vision de ses tenues. Que fait la costumière ??!! Ayons ici une pensée pour Julian Schnabel & Miguel Bartolo ... Jean-Pierre Malo, lui, transcende véritablement la scène. Il ne fait rien ? Il épluche un légume ? Le public n'a d'yeux que pour lui !! Un simple haussement de sourcil ou un regard et il habite toute la scène. La présence ne s'explique pas, elle ne se travaille pas. C'est LUI, qui devrait incarner le peintre !! Quelle évidence !! Certes, Jean-Pierre Lorit est ce qu'on pourrait appeler "un bel homme", mais les femmes ne tombent pas sous la prise d'un beau garçon, mais sous la domination d'un artiste. Le sujet de cette pièce. Jean-Pierre Malo aurait été le peintre idéal. Mais un flash-back nous présentant la jeune femme et le peintre 15 ans auparavant, le metteur en scène a eu la mauvaise idée de prendre le public pour un imbécile en pensant qu'il ne suivrait pas, Malo pouvant difficilement au vu de sa carrure se rajeunir comme Lorit. Les conventions du théâtre sont pourtant là pour nous prouver le contraire ! Vous mettez en avant scène coté jardin une tronçonneuse en disant : "Oh ! Le joli pommier en fleur !" Et tout le monde comprend. C'est une convention scénique. Pour conclure, et malgré mes diverses critiques, Barbara Schultz et Jean-Pierre Malo valent le déplacement. On parle ici beaucoup d'art moderne, et certains passages valent la peine. C'est déjà beaucoup.
On s'arrache les toiles du peinte "En toute confiance", sans notion de prix ni même de style, puisqu'il a déjà vendu celles qu'il n'a pas encore eu le temps de peindre ... Vaste réflexion sur le monde de l'art contemporain, donc. En jeu dans la pièce, le petit tableau ou l'oeuvre du débutant du peintre, portrait de sa muse suspendue dans le modeste salon du couple.
En toute confiance, une pièce de Donald Margulies, adaptée et mise en scène par Michel fagadau. Jusqu'au 30 mars 2008 à la comédie des Champs Elysées, 15, avenue Montaigne.
vendredi 23 novembre
LA cave du DARON

Mon coup de coeur de verre. Selectif & confidentiel.
La cave du Daron nous propose une version dès plus inventive du tapas à la française ... Explications. Prendre un verre est une chose a-priori aisée à Paris. Mais prendre un bon verre de vin l'est beaucoup moins. Encore plus difficile ? Un verre de vin accompagné simplement de très bons produits du terroir. Dans cette petite cave de 30M2, judicieusement située en face du Chateaubriand le restaurant d'Inaki Azpitarte, vous pouvez acheter une ou plusieurs bouteilles à emporter excellente sélection, très pointue ! ou bien prendre un verre sur place. Vous n'avez pas envie de choisir ? C'est parfait, puisque Jean-Julien, l'aimable propriétaire des lieux, se fera un plaisir de le faire à votre place. Il vous proposera un verre de Saint-Emilion Cassini*****, ou bien un Marcillac Causse-Marines****, et vous prendrez les deux, en commençant par le Marcillac ... Pour l'accompagnement, une petite planche d'excellents produits basques fera l'affaire. Ils sont sélectionnés par la maison. Fromages et charcuteries fines, et moi qui ne suis pas du tout une adepte de la charcuterie, je vous avoue que je la trouve délicieuse ... Attention tout de même. Ce MINI-ENDROIT à la limite du privatif ne dispose que de 7 tabourets. Ce n'est pas la première fois que je me rends à La cave du Daron. Et j'ai quelques scrupules parfaitement égoïstes à en parler ... Pourquoi ? Je n'ai strictement rien de négatif à vous dire sur cet endroit, sur lequel j'ai eu un véritable coup de coeur ... Une sérieuse qualité de produits, une sélection pointue pour des prix qui devraient logiquement mener à la ruine tous les cavistes de environs ... Encore faut-il s'y connaitre & reconnaitre la différence.

Deux verres de Marcillac agréablement accompagnés. La chorizo tue sur place. Les rillettes ne sont pas en reste...

L'embarras du chois devant la qualité ? C'est ICI que ça se passe.
La cave du Daron
140 avenue Parmentier
Paris XI ème
01 48 06 21 84
Le BLOG de La cave du Daron c'est par ICI.








